Mme la députée, CETA vous de jouer !

Madame la Députée Albane Gaillot,

Le 17 Juillet en votre qualité de représentante du Peuple à l’Assemblée Nationale, vous aurez à vous prononcer sur la ratification du traité commercial de libre-échange qui unit l’Union Européenne et le Canada, appelé CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement).

La France Insoumise, comme de nombreux autres acteurs de la vie politique, syndicale et associative, s’oppose à la ratification du CETA.

En effet, si les accords de libre échange de type CETA s’affichent promoteurs d’un accroissement du volume de commerce entre les parties signataires, en réalité, ils visent à l’aplanissement des normes sociales, sanitaires et environnementales, considérées par les investisseurs comme des freins au business. Du fait que pratiquement les quatre-cinquièmes des entreprises américaines possèdent des filiales au Canada, concrètement, le CETA va permettre la mise en concurrence directe des entreprises européennes et nord-américaines -Canada et USA inclus- par la suppression des droits de douane et alignement des normes en vigueur de part et d’autre de l’Atlantique.

Le CETA favorisera par exemple la pénétration en Europe des procédés agro-alimentaires mis en œuvre aux Etats-Unis. Chacun sait bien que la condition animale, sera foulée aux pieds par la prolifération des « fermes à mille vaches », que les productions bio ou les structures légères qui misent sur la qualité ne pourront équitablement livrer bataille avec les majors de l’agroalimentaire.

En retour, les entreprises pétrochimiques européennes auront toute latitude pour rechercher des gisements de gaz ou de bitume et les exploiter par fracturation de la roche, selon un modèle connu sous le nom de « gaz de schiste », dont le Québec présente un fort potentiel.

Vous objecterez peut-être que la France pourra imposer ses orientations et peser pour l’adoption de procédés industriels et agricoles respectueux de la nature et des êtres vivants. Or, il n’en est rien dans la mesure où le CETA comme vous le savez est assorti d’un dispositif de « protection des investissements » : des tribunaux d’arbitrage renommés « Cours d’arbitrage sur l’investissement » pourront défendre les intérêts financiers des multinationales dans l’hypothèse où un pays membre viendrait à imposer des normes de protection dans les domaines sanitaire, écologique, social. Ce dispositif juridique contraindra les états à refuser ce que les citoyens auraient décidé, ou alors à dédommager avec de l’argent public les multinationales concernées pour manque à gagner…

Récemment, le Gouvernement a mandaté une Commission (dite Schubert, composée d’experts indépendants dans plusieurs disciplines académiques) pour étudier la question, et son verdict est sans appel : elle identifie « plusieurs points de vigilance associés à l’entrée en vigueur du CETA, et recommande au gouvernement de prendre un certain nombre de mesures pour s’assurer d’une mise en œuvre du CETA conforme à l’objectif d’assurer des niveaux élevés de protection de l’environnement et de la santé, et cohérente avec les objectifs de l’Accord de Paris ».Or rien n’a été fait, la mécanique infernale de la ratification du CETA semble engagée et le vote du 17 juillet prochain à l’Assemblée Nationale constitue l’ultime étape d’un long processus politique, la dernière marche avant le feu vert, et de facto, la dernière opportunité pour notre pays de refuser l’accord, et de remettre le sujet à l’échelle de l’Union en préalable aux futures tractations afférentes aux accord à venir (Japon, Mercosur, etc.).

« Make the planet great again » disiez-vous à l’unisson du Président de la République, peu après votre élection, en affichant des convictions écologiques ambitieuses. Quelques mois plus tard, vous aviez à déplorer le départ du gouvernement LREM de M. Edouard Philippe de son Ministre de la Transition écologique et solidaire M. Nicolas Hulot, qui avait avancé pour justifier sa démission que « la politique néo-libérale du gouvernement Macron n’est pas compatible avec les enjeux de la préservation de la planète ».

Le 17 Juillet prochain, Madame la Députée, Villejuif Insoumise compte sur vous pour défendre la planète et notre modèle social ; le 17 Juillet prochain, nous vous prions de faire acte de loyauté envers les propos de votre président alors nouvellement élu à l’été 2017 : pour que la planète retrouve sa splendeur, ne ratifiez pas le CETA !

Villejuif Insoumise vous prie de recevoir, Madame la Députée, l’expression de ses républicaines salutations.

Publicités

Municipales : que viennent les jours heureux à Villejuif !

Que demandent les citoyens ? Être entendus dans leurs revendications de justice sociale, écologique et démocratique.

Qu’attendent-ils de leurs représentants ? Qu’ils fassent ce pourquoi ils ont été élus et pas ce qu’ils veulent une fois aux commandes, qu’ils rendent compte aux citoyens et qu’ils acceptent leur révocation au cas où ils auraient manqué à leur parole.

Les militants et sympathisants du groupe d’action villejuifois de la France insoumise réunis le 2 juillet ont décidé de prendre toute leur part dans les élections municipales de 2020.

Dans le contexte actuel de mobilisation sociale et citoyenne marquée, répondre aux urgences sociales, démocratiques et écologiques nous semble plus que jamais nécessaire. Pour cela, il apparaît indispensable de sortir des sentiers battus depuis des années dans notre ville. Construire une liste reflétant la diversité des citoyens de tous les quartiers de la ville montrerait qu’ils ont été entendus dans  leurs aspirations à une vie meilleure pour eux et leurs enfants.

Il nous apparaît indispensable que Villejuif renoue avec ses  valeurs  de partage et de solidarité dans un espace public apaisé. C’est dans cet esprit que nous avons rencontré la section du PCF ainsi que le groupe villejuifois de Génération(s) pour leur proposer ce projet de fédération populaire dans une liste emmenée par une tête de liste désignée en commun. Nous sommes, par ailleurs, disposés à rencontrer toutes les énergies et les forces de progrès qui le souhaitent afin de construire les conditions d’un changement de cap pour notre ville et de faire vivre un nouvel espoir. « Pour que viennent enfin les jours heureux. »

Le groupe d’action de Villejuif insoumise

Jours de lessive

Il y a longtemps, très longtemps de cela, du temps où les machines n’existaient pas encore, les poissonnes allaient au lavoir public du bassin pour y laver le linge sale de la famille. Là, comme les poissons n’y allaient pas, elles avaient une grande liberté de parole et de pensée… Elles étaient entre elles …Toutes les jeunes ou vieilles poissonnes pouvaient parler de ce qu’elles vivaient dans leur bocal, leur aquarium, leur bassin. Là, elles s’autorisaient à penser et à exprimer leur opinion, leur avis sur les affaires du monde. Elles déballaient leur vie sans avoir peur d’exprimer leurs émotions, sans tabou ni honte, ni peur du jugement des autres.

Penser, dire haut et fort ce que l’on ressent tout en frottant vigoureusement les souillures de sa famille, se raconter des histoires , des histoires de petites ou grandes poissonnes …Sa vie, ses amours , ses joies , ses peines , ses envies , ses déceptions… son linge tâché…

Au lavoir du bassin, tout en savonnant, frottant, rinçant, essorant, chacune y allait de son récit et quand le linge était propre, qu’elles avaient vidé leur sac, elles rentraient au bocal pour le faire sécher.

Sur le chemin du retour certaines d’entre elles papotaient, discutaient avec tous ceux qui voulaient bien les entendre, avec tous ceux qui les interrogeaient , les commères , les curieux , les cancaniers , elles révélaient parfois des secrets de famille…c’est ainsi que tout le bassin était au courant de ce qui se passait au fond des aquariums. C’est ainsi que parfois les poissons étaient en colère parce qu’ils n’étaient pas aussi beaux qu’ils voulaient le faire croire, leur face cachée révélée au grand jour … c’est ainsi que parfois les rumeurs couraient dans le bassin.

Mais pourquoi ne pouvaient-elles s’exprimer qu’au lavoir et pas dans l’aquarium ? Peut-être bien que là, on les laissait parler librement, on les écoutait, on les comprenait, on les entendait, on acceptait leur avis, leur différence …Peut-être bien que dans l’aquarium ou le bocal on ne parlait pas, on n’écoutait pas, on n’échangeait pas.

De nos jours, il y a des machines pour laver le linge, les poissons font aussi la lessive et les médias ont remplacé les lavoirs publics. De nos jours, que l’on soit poisson ou poissonne, certains, certaines vont laver le linge sale de la famille devant le grand bassin tout entier …

Je ne sais pas vous amis petits poissons rouges, mais moi, toute cette grande lessive publique en ce moment … comment vous dire … ça m’interroge, ça me questionne. Je cogite à fond de toutes mes forces de petit poisson rouge, j’essaye de ne pas écouter tout ce qui se dit, de ne pas lire tout ce qui s’écrit …mais avouez que c’est difficile d’ y échapper.

Une question tourne en boucle dans ma petite tête de petit poisson rouge, je vous la livre ici : À qui profite ce grand nettoyage, cette grande lessive, ce grand déballage ?Il paraît que se poser la question c’est déjà y répondre…

Notez bien, je ne suis pas contre les discussions, les débats, les échanges d’idées, même les bonnes grosses disputes s’il le faut. Cependant il me revient en mémoire, ces derniers temps, ce que j’ai toujours entendu dire dans mon bocal , d’aussi loin que je me souvienne , qu’on ne devrait laver son linge sale qu’en famille… Certains, certaines, n’ont pas cette sagesse populaire… manifestement.

wp_20150501_001

Un débat impossible.

Il aurait été utile de débattre avec Alain Lipietz, à propos de son billet http://lipietz.net/Reflexions-sur-l-unite-des-listes-progressistes-europeennes

.

 

Même si la prétention d’Alain Lipitez à distribuer bons et mauvais points, du haut de son expérience, fait un peu sourire. Notre gardien autoproclamé de la vertu écologique est d’ailleurs bien forcé de reconnaître que, pour les députés européens France Insoumise, « les votes personnels sont bons ». Qui aurait pu en douter, pour un mouvement dont l’écosocialisme est l’axe politique ?

 

Même si Alain Lipietz ne se donne pas la peine d’orthographier correctement le nom de la candidate LFI Marina Mesure, qu’il appelle Masure ; lapsus révélateur ?

 

Même si Alain Lipietz se trompe d’élection. Voter pour la liste conduite par Manon Aubry, c’est envoyer un commando de combat au parlement européen comme le sont les 17 député-e-es du groupe LFI à l’assemblée nationale. Mais nous ne disons pas aux citoyens que c’est par le parlement européen qu’on transformera la construction européenne.

 

Même si Alain Lipietz agite comme un vulgaire propagandiste l’épouvantail du Frexit et caricature honteusement la stratégie planA/planB. Nous lui conseillons – et surtout à tous ceux qui liront ce texte et qui souhaitent connaître les véritables positions de LFI sur la sortie des traités européens – l’analyse d’Eric Coquerel https://www.facebook.com/EricCoquerelPG/posts/2180627538698964 . Pour une mise en bouche, cette citation

Il est déraisonnable, et vraiment peu ambitieux, de dire que le plan B français pourrait correspondre au Frexit, soit la sortie unilatérale d’une France isolée. C’est nier les capacités d’entraînements de notre pays. C’est sous-estimer le rapport de force que nous serions capables d’imposer. En réalité dans le cas français, le plan A consisterait à transformer l’actuelle construction européenne avec les pays de l’UE. Le plan B, lui, consisterait à une nouvelle construction européenne avec les pays qui partageraient les ambitions et le modèle de coopération proposé par la France. Dans les deux cas il y aurait donc sortie et renégociation de traités. Si notre objectif premier, notre préférence, va à la réussite du plan A, il ne peut déboucher sans avoir en poche un plan B et le faire savoir. Dans les deux cas il s’agit de ne céder ni sur le mandat confié par les électeurs, ni sur la souveraineté du peuple dont le respect est préférable à tout.

 

Oui, le débat aurait été intéressant, et aurait peut-être permis à Alain Lipietz de comprendre que se  faire élire au Parlement européen pour contribuer à préparer la sortie des traités est une stratégie cohérente.

 

Mais le débat n’aura pas lieu. Il est impossible, lorsqu’Alain Lipietz assimile, dans la dernière phrase de son billet, la position de LFI et celle des Le Pen. Cette ignominie le ravale au niveau des commentateurs de France Info et autres nouveaux chiens de garde. De quelqu’un qui pourfendait récemment le psittacisme de ses ex-compagnons politiques, ce serait bien décevant, si son histoire à Villejuif, ne nous avait pas avertis de tout en attendre, y compris et surtout le pire.

 

Villejuif insoumise

De la souffrance au travail…

Ou comment la mairie de Villejuif pressure ses agents…

La CGT de Villejuif alerte la population sur de graves dysfonctionnements dans les écoles de Villejuif : manque de personnel, manque de temps, épuisement, tyrannie du management, la liste est longue pour qualifier ce que vivent les agents de la ville. En particulier dans les écoles, la souffrance est à son maximum, ce qui donne matière à inquiétude puisque ce sont de  nos enfants qui risquent d’en subir les conséquences. Relationnel impossible par manque de temps, locaux peu soignés par manque de personnels,… La liste est longue et nous vous invitons à consulter le lien suivant : https://cgtvillejuif.org/ pour en savoir plus.

Il n’est pas acceptable que de telles pratiques conduisant à l’épuisement du personnel et ayant de graves conséquences pour les usagers se déroulent à Villejuif. D’abord parce que le travail ne doit jamais être un lieu de souffrance. Ensuite, il est maintenant reconnu que lorsqu’on travaille dans un environnement bienveillant et apaisé, on travaille mieux parce qu’on se sent mieux. Il est également notoire que l’immense majorité des salariés de la ville aime leur travail, font généralement preuve d’une grande loyauté vis à vis des usagers et ont à cœur de mener à bien leur mission de service public dans l’intérêt de tous et pour tous.

Dans ces conditions il est facile pour des « managers » mal intentionnés de manipuler et d’opprimer.

C’est à dessein que le mot « managers » est employé ici, car il faut le dire, l’autoritarisme borné  de monsieur le maire relève de pratiques d’un autre temps.

Ne vous y trompez pas : derrière les effets de communication pré-électorale, les agents de la ville n’ont plus les moyens de servir au mieux la population de Villejuif alors qu’ils ne demandent qu’à remplir leur mission.

Villejuif Insoumise apporte son soutien à l’ensemble des agents municipaux. Cette situation n’a que trop durée et il est temps d’y mettre fin !

Le groupe parlementaire de la France Insoumise a d’ailleurs déposé un projet de loi sur le burn-out : https://lafranceinsoumise.fr/assemblee-nationale/niche-parlementaire-du-1er-fevrier/proposition-de-loi-burn-out/

Notre maire serait bien avisé de le lire…

Djamel Arrouche et Cindy Girard

Les élections municipales auront lieu dans un an.

Et déjà la municipalité actuelle, des élus de tous horizons, des associations et/ou organisations politiques fourbissent leurs armes et affichent leurs ambitions.

Depuis 5 ans, notre ville est administrée avec autoritarisme et dogmatisme par une poignée d’élus-es concentrant tout le pouvoir de décision : ils imposent avec brutalité et sans consultation citoyenne préalable, un changement radical de l’identité de Villejuif, par une urbanisation anarchique. 

En livrant le destin de notre ville aux appétits privés d’une spéculation foncière sans limite, en bradant ou privatisant son patrimoine historique, en détricotant ses services publics locaux et en vendant à la découpe les espaces publics indûment privatisés, c’est tout l’équilibre à venir de notre ville qui se trouve menacé. Comme chacun peut l’observer dans sa rue ou son quartier, l’arrivée prochaine de nouvelles gares et la métropolisation à marche forcée transforment durablement notre ville.

Si certaines de ces mutations sont souhaitables, comme la connexion au Réseau du Grand Paris Express, d’autres mutations, imposées « d’en haut », comportent de réels risques pour les habitants. L’élection municipale qui s’annonce sera donc cruciale.

C’est dans ce contexte de spéculation immobilière et de concurrence accrue entre les territoires, voire entre les différents quartiers de notre ville, que nous devons faire face à un triple défi :

1/ Un défi démocratique. A cette vision ultralibérale et marchande de la Métropole et à l’éloignement des citoyens des lieux de décision qu’elle induit, il faut opposer une règle de co-élaboration des choix faits par les élus en notre nom. La démocratie de proximité doit retrouver toute sa place!

2/ Une urgence environnementale, qui passe par la mise en œuvre d’une transition écologique volontariste, autant soucieuse de l’assiette de nos enfants, de la place de la nature en ville, des modes de déplacement doux, que de la qualité de l’air que l’on respire.

3/ Enfin, nous aurons à faire face aux risques d’une ville à plusieurs vitesses, au développement d’une ségrégation urbaine et sociale, et à laquelle nous voulons opposer une véritable politique de mixité sociale et de solidarité. C’est le défi de la cohésion sociale et du bien « vivre ensemble ». A vous tous qui partagez  ces mêmes inquiétudes et cette même impatience d’en débattre, nous disons que nous ne prétendons pas avoir des réponses toutes faites, clés en main.

Mais nous vous disons aussi que dores et déjà la France Insoumise met à disposition de chacun une plateforme programmatique qui se veut être une contribution ouverte aux débats à venir: https://lafranceinsoumise.fr/2018/11/08/texte-programmatique-national-pour-les-elections-municipales/

Ces propositions innovantes seront bien sûr à amender, discuter, compléter ou nuancer. Elles sont un prétexte à débattre et à discuter. Mais tout reste à écrire. Il nous faudra tous ensemble les adapter aux spécificités de notre ville. C’est en agrégeant les expériences de chacun et en mutualisant les énergies et les intelligences, que nous voulons faire de ce scrutin un grand moment d’appropriation citoyenne, d’échanges et de discussions qui puissent redonner enfin à chacun le pouvoir d’agir sur notre devenir commun !