Les cités éducatives, du beau discours au dépouillement de l’école… Soyons sur nos gardes !

Communiqué de la France Insoumise Villejuif du 18 septembre 2021

La ville de Villejuif souhaite s’inscrire dans le programme « cité éducative » proposée par le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Il consiste, selon la version officielle, à donner des moyens dans les quartiers « politiques de la ville » en faisant travailler différents acteurs : collèges, écoles, associations culturelles et sportives, habitants et entreprises.

Si ce dispositif prévoit quelques arguments qui pourraient sembler attractifs (places en crèches, petits déjeuners gratuits), la réalité dans les territoires qui l’expérimentent déjà est inquiétante, en particulier l’ingérence d’associations et du secteur privé sur le programme scolaire national et la disparition de postes de direction. Nous pouvons craindre l’influence idéologique d’une association ou d’une entreprise sur la gestion d’une école ou d’un collège sans contrôle.

L’école républicaine, publique et laïque est un bien précieux qui fonde notre nation : qu’on soit issu d’un territoire aisé ou d’un territoire précaire, l’école publique, sous l’égide du ministère de l’Éducation Nationale est la même pour toutes et tous. Elle doit offrir, comme tous services publics, les mêmes qualités et non pas dépendre du bon vouloir d’une commune, d’une association labellisée ou d’une entreprise.

Villejuif Insoumise s’oppose fermement à la mise en place de ce programme et dénonce les intentions du gouvernement sur le long terme en matière de fonctionnement des écoles, des collèges et des lycées. 

Si le gouvernement de Macron défendait le service public cela se saurait !

Nous soutenons la mobilisation lancée à l’appel de l’ensemble des syndicats enseignants qui ont unanimement demandé à la mairie de surseoir à ce projet et appellent à un rassemblement Lundi 20 Septembre à 12h15 devant la mairie de Villejuif.

Fermeture du bureau de Poste à Léo Lagrange : la France Insoumise dit « NON » !

Quatre bureaux de poste pour une ville comme Villejuif, avec près de 55 000 habitant.e.s, ce n’est pas de trop. Ce n’est même pas assez ! 

Pourtant, la Poste annonce la fermeture de l’un d’eux, le bureau de poste Léo Lagrange, au 30 octobre 2021, soit dans moins de 2 mois. 

Déjà les horaires avaient été réduits, ce phénomène devait rester temporaire. Il annonçait finalement le déclin de ce service public dans notre ville. 

La demande incessante de rentabilité entraîne la disparition de nos services publics, à Villejuif comme sur tout le territoire, sans aucun souci pour l’utilité qu’ils peuvent avoir pour nous toutes et tous. La vampirisation du service public se poursuit dans nos quartiers !

Il faudra aux habitant.e.s parcourir la moitié de Villejuif pour avoir accès à leurs courriers, leurs colis… à tout ce dont ils ont besoin au quotidien !

Ça suffit ! La course incessante à la rentabilité ne doit pas faire de nos territoires des zones désertées par les services publics !

La France Insoumise de Villejuif dit fermement « NON »  et appelle à la mobilisation contre la fermeture du bureau de Poste de Léo-Lagrange !

Communiqué de la France Insoumise de Villejuif du 21 juin 2021

Ce 20 juin à Villejuif, ce sont nos candidats qui sont arrivés en tête de la gauche pour les deux élections qui avaient lieu simultanément !

Pour les départementales, c’est le duo PCF Flore Munck et Pierre Garzon, avec notre candidate remplaçante Cindy Girard. qui est arrivé en tête avec près de 39% des voix.

Pour les régionales, c’est Clémentine Autain qui a obtenu 23% des suffrages et se hisse en tête des forces de gauche.

Nous remercions chaleureusement l’ensemble des électrices et des électeurs qui se sont mobilisé.e.s pour cette journée !

Nous remercions également l’ensemble des militant.e.s qui ont mené avec énergie les campagnes Val-de-Marne en commun et Pouvoir Vivre en Île-de-France.

De la même manière, nous saluons l’ensemble des personnes qui ont donné de leur temps et sont venues tenir les bureaux de vote dans ces conditions particulières de scrutin. Sans elles et eux, il aurait été impossible de mener à bien cette journée d’exercice démocratique.

Pourtant, c’est surtout la faible participation qui marque cette journée. Le régime de la 5ème République est à bout de souffle. Les citoyen.ne.s ne croient plus que le vote soit un outil au service de leurs décisions.

La semaine qui s’annonce va être décisive. Battre la droite, faire reculer l’extrême droite constituent un enjeu essentiel pour la défense de nos biens communs : nos services publics, notre protection sociale, nos fraternités et nos sororités, l’éducation de nos enfants, l’épanouissement de notre jeunesse, le bien-être de nos aînés, la protection des plus fragiles…

Cette semaine, unissons-nous pour la victoire de la gauche rassemblée !

Dimanche, l’espoir est de notre côté, nous avons les moyens d’agir pour des lendemains meilleurs et des jours heureux.

Annonce pour juin 2021 !

Au mois de juin prochain, nous sommes appelés aux urnes pour deux élections différentes : d’une part les élections départementales mais aussi les élections régionales.

Ces deux collectivités territoriales, ces deux échelons sont souvent invisibles mais importants dans nos vies quotidiennes, et plus encore pendant la période critique que nous traversons.

En effet, si la région est tenue par les intérêts d’une droite dure et souvent réactionnaire avec Valérie Pécresse, notre département est quant à lui ancré dans une tradition de gauche, sous une présidence communiste avec Christian Favier.

Ces différents échelons peuvent ainsi être vecteurs de politiques sociales fortes qui ont soutenus, en particulier sur l’année écoulée, de nombreux Val-de-Marnais. C’est pourquoi, la France Insoumise prend position pour ces élections afin de ne pas la réduire à une lutte des places entre organisation.

Dans ce cadre, pour La France insoumise, ce rendez-vous électoral de juin 2021 est l’occasion de proposer :

La mise en place d’un bouclier social et sanitaire : conditionnalité sociale et écologique des aides aux entreprises, développement des services publics de proximité, refus des privatisations, refus de la précarisation du personnel des collectivités territoriales, déploiement de plans départementaux au service de la dignité des personnes âgées, mais aussi au service de l’égalité pour les personnes en situation de handicap, renforcement des moyens de l’Aide sociale à l’enfance, favoriser les actions et les infrastructures pour faire face aux violences sexistes et sexuelles, plan de formation et d’emploi public pour les jeunes en difficulté…

D’engager la bifurcation écologique pour en finir avec la destruction de l’écosystème, l’artificialisation des terres agricoles et les Grands projets inutiles et imposés, refuser l’ouverture à la concurrence des TER et développer les lignes d’intérêt local ; mettre en place des plans vélo ; viser le zéro déchets ; planifier la réduction de la consommation d’énergie et le passage aux énergies renouvelables ; s’appuyer sur le levier des cantines scolaires pour développer des circuits courts et créer des emplois dans l’agriculture biologique et paysanne ; favoriser formation et reconversion professionnelle dans les métiers de l’environnement…

De démocratiser les collectivités territoriales en s’appuyant sur l’implication citoyenne et la souveraineté populaire : proposer l’outil du référendum d’initiative citoyenne locale, faire vivre le principe de révocabilité des élu.e.s ; démocratiser la gestion de l’eau en passant à une gestion sans délégation publique, promouvoir l’exigence de moratoires sur le déploiement de la 5G, stopper la logique de soumission des associations aux critères du marché et aux intérêts partisans…

Pour les élections régionales, un rassemblement a pu se construire autour de Clémentine Autain et Céline Malaisé avec La France Insoumise, le Parti Communiste Français, la Gauche Démocratique et Sociale, Ensemble, le Parti Animaliste autour d’idées fortes de rupture avec le système actuel et les politiques d’austérité.

Dans une logique de cohérence, et parce que notre département est ancré à gauche, les insoumis du Val-de-Marne ont souhaité bâtir un accord avec le Parti Communiste Français afin de préserver ses politiques sociales et de contribuer à l’évolution de ses propositions environnementales et démocratiques. Afin de répondre à ces urgences, la France Insoumise rejoint la démarche Val-de-Marne en Commun initiée par Christian Favier.

Ainsi, des insoumis se présenteront au côté du PCF ou lui apporteront leur soutien dans de nombreux cantons du Val-de-Marne. Par ailleurs, le PCF soutien également la France Insoumise dans d’autres cantons.

C’est ainsi qu’à Villejuif, notre insoumise Cindy Girard se présentera comme suppléante en soutien à Pierre Garzon et Flore Munck afin de poursuivre la démarche Val-de-Marne en Commun !

Félicitation à elle et rendez-vous le 20 et 27 juin dans les bureaux de vote pour faire vivre un programme de rupture et de résistance contre la droite, son austérité et ses dérives réactionnaires !

Se cacher derrière la crise sanitaire et balayer d’un revers de main l’augmentation des contaminations dans les écoles, ça suffit !

Nous saluons la mobilisation des parents d’élèves au sujet de la situation critique dans laquelle se retrouvent les écoles : augmentation des cas, classes fermées, enseignants non remplacés, difficulté à respecter parfois le protocole sanitaire : pas assez d’agents mobilisés, difficultés à avoir le matériel nécessaire (gel, savon, essuie main..), vétusté des locaux qui empêche la correcte aération des espaces, épuisement des personnels, inquiétude des parents.

Ceux qui sont en responsabilité n’ont pas d’autres solutions que de demander des efforts aux parents pour garder leurs enfants quand l’enseignante est absente et non remplacée, de garder les enfants sur le temps de la cantine, ou encore de demander des efforts au personnel pour travailler deux fois plus, sans aide ni soutien.

Cette situation est inadmissible. La crise a commencé il y a un an, comment personne n’a eu le temps d’anticiper ?

Malgré le « quoi qu’il en coûte » du président, rien n’a changé dans l’Education Nationale et dans nos hôpitaux publics. Partout, dans les classes, comme dans les blocs, la situation s’aggrave : on trie les patients, on ferme les classes, on déplace les soignants, on répartit les élèves, on joue à un jeu perdu d’avance.

Les excuses sont toujours les mêmes : selon nos ministres, nous n’avons pas besoin de lits supplémentaires, nous n’avons pas besoin de classes supplémentaires, nous n’avons besoin de rien, circulez, des gens meurent, l’avenir de nos enfants est compromis, y a rien à voir !

Se cacher derrière la crise sanitaire et balayer d’un revers de main l’augmentation des contaminations dans les écoles, ça suffit !

Si les écoles doivent rester ouvertes, c’est en proposant des moyens et des solutions d’organisation qui ne reposent ni sur les parents, ni sur les personnels.

C’est pourquoi nous soutenons les revendications des parents et des personnels :

A l’éducation nationale :

  • Des remplaçants pour chaque enseignant absent, quel que soit le motif
  • Une priorité donnée aux classes ULIS avec des remplaçants en urgence
  • Une aide administrative pour soutenir les directions dans la gestion des cas contacts et des cas COVID
  • Des tests salivaires dont la mise en place ne repose pas sur le personnel de l’école
  • La vaccination en priorité de tous les personnels
  • La présence du service médico-social renforcée
  • Le recrutement d’AESH

A la mairie :

  • Des solutions pour le temps de midi qui permettent au plus d’enfants possible de bénéficier d’un repas le midi : repas dans les classes, repas en roulement, etc. en recrutant le personnel nécessaire, ou toute autre solution réfléchie en concertation avec les personnels.
  • Des remplaçants pour les ATSEM absents dans les classes de maternelle
  • Un audit sur les travaux à réaliser d’urgence dans les écoles.
  • Des agents supplémentaires pour le nettoyage des locaux

Soutenir les écoles c’est bien. Agir c’est mieux.

Depuis des mois, la France insoumise réclame la mise en place d’alternatives au confinement : https://lafranceinsoumise.fr/2020/11/24/preparer-des-alternatives-au-confinement-propositions-france-insoumise/

Parce que c’est seulement en planifiant que nous pourrons continuer à vivre face au virus, et c’est en planifiant que nous pourrons garder les écoles ouvertes.

COVID 19, inflation des contaminations, école sous tension !

Communiqué de presse la France Insoumise Villejuif

Alors que des mesures de confinements sont mises en place dans 16 départements, le gouvernement s’est donné comme mot d’ordre de ne pas fermer les écoles. C’est, à première vue, un objectif louable… jusqu’à un certain point.

En effet, les écoles restent ouvertes sans protections supplémentaires, alors que les contaminations grimpent en flèche à Villejuif et partout ailleurs dans l’académie.

Face à la hausse des contaminations au Covid-19, des centaines de classes ont dû fermer ces dernières semaines et l’Éducation nationale peine à trouver des remplaçants aux absents, alors qu’il manquait déjà plus de 400 enseignants sur le Val-de-Marne en 2020.

Faute de remplaçants, de plus en plus d’élèves ont classe mais de moins en moins d’enseignants pour les encadrer.

Conséquence, des classes surchargées, des parents angoissés qui ne savent pas comment faire garder leurs enfants et des enseignants débordés et inquiets face à la montée inexorable des contaminations.

Face à cette situation catastrophique, la France Insoumise déplore le silence de l’inspection d’académie et du Rectorat.

Écoles ouvertes mais sans moyens, dysfonctionnements de plus en plus nombreux, équipes sous pression qui ne pourront pas toujours pallier aux difficultés rencontrées : cette situation devient ingérable sur le terrain. Pourtant, Le ministère semble rester aveugle.

La France Insoumise apporte son soutien aux enseignants, aux associations de parents d’élèves et plus largement à l’ensemble de la communauté éducative dans leurs revendications afin d’obtenir plus de moyens alloués en urgence pour pallier à cette crise.  Nous demandons aux pouvoirs publics, tant au niveau des services de l’État que des collectivités locales compétentes, de prendre des mesures fortes et protectrices pour permettre à tous les élèves de pouvoir bénéficier d’enseignement dans leurs écoles, sans

que cela contribue à une aggravation de la souffrance des enseignants et de la circulation épidémique.

L’ouverture des écoles, quoi qu’il en coûte, ne peut pas se faire sans que de sérieux moyens soient mis en œuvre sur le terrain.

Urgence sociale et écologique aux Hautes-Bruyères

Nous avons découvert avec stupéfaction les propos de Madame Schiappa sur la situation aux Hautes Bruyères.

Rappelons les deux données du problème : un camp de Rroms installé sur un lieu inadapté et dangereux d’une part, et l’existence d’une décharge sauvage d’autre part. Mais la ministre ne s’intéresse nullement à ces questions ! Avec un mélange d’autoritarisme bien macronien et de totale incompétence, elle annonce la création d’une entreprise de revalorisation des déchets dont personne n’a jamais entendu parler, et l’usage futur du terrain par le ministère de l’intérieur, projet abandonné depuis longtemps. 

La déclaration du maire de Villejuif a justement précisé son opposition à ces discours, passablement farfelus il faut bien le dire.

Pour autant, cela ne règle pas deux questions essentielles : 

1. le sort des personnes et familles avec enfants soumises à des conditions de vie et d’exploitation intolérables. 

2. La montagne de déchets qui s’accumule et constitue un grave et imminent  danger pour l’environnement du parc et la santé des riverains. 

Des solutions existent pour assurer la sécurité des habitants du camp, leur installation dans des conditions dignes, et la scolarisation des enfants. 

D’ailleurs, certaines solutions ne coûteraient rien aux contribuables comme le renforcement du recensement des enfants présents sur le site ou encore la mise en place effective d’un service public de domiciliation des familles sur notre ville.

Ces solutions doivent être explorées en urgence absolue par la mairie. 

Par delà l’urgence préoccupante du moment, il s’agit d’organiser avec l’état, les aménageurs,  les associations les collectivités et la ville en particulier l’accueil civique et humain des populations concernées.

Qu’il est loin le temps des étudiants dian dian !

Ils sont sagement les uns derrière les autres, attendant patiemment, chaque soir un peu plus nombreux, troufions d’un régiment d’affamés. Ils font le dur apprentissage du manque, de la pauvreté, indigents au point de se retrouver là, sur le terrain de la misère. Disciplinés qu’ils sont malgré cette violence qui leur est infligée, les étudiants n’étudient plus, ils mendient. Quel triste champ de bataille !

https://www.youtube.com/watch?v=VbE-3tE_Sec

Avant ils campaient des heures pour un festival, un bon film, un super plan. Mais ça, c’était avant. Avant la guerre. Nous sommes en guerre a-t-il claironné sur toutes les ondes. Quelle « drôle » de guerre !

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/nous-sommes-en-guerre-on-ne-doit-pas-acheter-de-masques-10-declarations-qui-ont-marque-l-epidemie-de-coronavirus-en-france_4005859.html

Vous vous souvenez ?

La guerre, quelle connerie… 

Aller se promener sur les réseaux sociaux comme

https://twitter.com/hashtag/EtudiantsFantomes?src=hashtag_click

« #Etudiantsfantômes quelle détresse !

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/01/etudiantsfantomes-est-un-hashtag-de-detresse_6068388_3232.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1612193892

et découvrir sur le site de l’INSEE ces statistiques

https://www.insee.fr/fr/statistiques/5019910

La guerre, pour certains, quelle aubaine !

Je me demande ce qu’ils attendent les étudiants pour se révolter.

Peut-être qu’ils n’en n’ont pas les forces.

Peut-être qu’ils ne se sentent pas soutenus par leurs aînés.

Peut-être.

Peut-être que  » liberté, égalité, fraternité » ça ne veut plus rien dire. Pour personne.

Peut-être qu’il nous faudrait créer autre chose, une autre devise, une autre République.

Et pourquoi pas un autre Monde ?

Imagine !

https://www.youtube.com/watch?v=N7CH4TixvUY

Le début de la faim ou de la fin ?

Au pays des promesses, in meurt d’faim
Au pays des promesses, on meurt de faim

( proverbe ch’ti)

Tous les journaux,

toutes les radios,

tous les réseaux,

toutes les photos,

des magazines,

en ont parlé :

https://www.laprovence.com/article/france-monde/6190549/cest-la-premiere-fois-que-jai-faim-les-nouveaux-pauvres-du-covid.html

https://www.la-croix.com/France/Exclusion/Avoir-faim-France-Tu-manges-quon-donne-choisis-pas-2020-07-03-1201103306

https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/crise-economique-qui-sont-les-nouveaux-pauvres

Les p’tits poissons

du grand bassin

ont faim.

Ils ont les crocs,

la fringale.

Un sacré creux,

crèvent la dalle.

Plus rien,

à s’mettre,

sous la dent,

à picorer,

à boulotter.

Commencent-ils

à réaliser, 

qu’au pays,

des promesses,

ils se sont fait…

gruger ?

Mamie Poissounette me le répétait souvent :  » Mon petit poissounet, le jour où nous serons plus nombreux à avoir faim, et par faim je veux dire, vraiment faim, faim tu vois à s’en tordre de douleur, en avoir des vertiges, à ne plus savoir dans quel bocal tu habites, un peu comme un drogué en manque tu vois, qui ne pense plus qu’à ça, ce jour-là peut-être que vraiment les ventres affamés n’auront plus d’oreilles pour se laisser bercer par le chant des sirènes et ça risque de faire du bruit, grand bruit, terrible bruit. « 

Tiens, en vous écrivant ce texte j’ai une association d’idée !

« il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim. »

Et si « la faim fait sortir le loup du bois » ( proverbe français) je me demande s’il faut vraiment attendre qu’elle se répande davantage pour vérifier le proverbe yougoslave « la faim abat les plus fortes murailles », ça risque d’être dur, très dur dans les semaines qui viennent …