Derrière les ouïes

Quand j’étais petit poisson , chaque fois que j’allais « dans le monde » j’enlevais mes écailles de tous les jours et j’enfilais les plus belles d’entre toutes. Je mettais mon costume de petit poisson tout- neuf- tout- propre et je m’aspergeais du plus capiteux des parfums. Je m’entraînais pendant des heures pour faire les plus jolies bulles de tout le bassin.
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Villejuif, ADP, et la lettre sans réponse…

Le 30 septembre, nous adressions au marie de Villejuif une lettre pour connaître le dispositif mis en place dans notre ville pour porter à la connaissance des habitants la mise en place d’une consultation en vue de l’organisation d’un Référendum d’Initiative Partagé au sujet des aéroports de Paris…

Vous pouvez en savoir plus ici, et même qui sait, aller signer cette demande de Référendum pour revenir sur la privatisation des Aéroports de Paris.

Cette lettre, que nous publions ici, est restée à ce jour sans réponse…

Hôtel de ville de Villejuif

Monsieur Le Maire                           
Esplanade Pierre-Yves-Cosnier
94 800 Villejuif

          Villejuif, le 30 septembre 2019

Objet : projet de référendum d’initiative partagée sur les aéroports de Paris

Monsieur le Maire,

Le 9 avril 2019, 248 parlementaires ont déposé une proposition de loi afin que le groupe Aéroports de Paris (ADP) soit considéré comme un service public. Cette initiative a eu lieu en pleine période d’examen du projet de loi PACTE, qui vise notamment à privatiser plusieurs entreprises dont le groupe ADP et qui a été adopté définitivement par 147 voix contre 50.

Ce projet de rassemblement transpartisan entre parlementaires de gauche et de droite a permis de franchir la barre des 185 soutiens parlementaires pour activer la procédure de référendum d’initiative partagée. Ainsi, il revient désormais aux organisations politiques de réunir les signatures d’au moins 10 % du corps électoral, soit plus de 4.700.000 soutiens à compter du 13 juin 2019 et ce pour une durée de 9 mois, soit jusqu’au 12 mars 2020.

Les signatures sont possibles en ligne sur une page dédiée du site du ministère de l’intérieur.

Cependant, la loi organique n° 2013-1114 du 6 décembre 2013 portant application de l’article 11 de la Constitution prévoit la mise en place de points d’accès à Internet « dans la commune la plus peuplée de chaque canton ».

Par ailleurs, un électeur peut également faire enregistrer « par un agent de la commune » son soutien « présenté sur papier ». Ces éléments ont également été rappelés par une circulaire de M. le préfet du Val-de-Marne en date du 6 juin dernier.

Considérant ces éléments et afin de pouvoir renseigner les citoyens sur les possibilités qui s’offrent à eux, nous vous écrivons ce jour afin de connaître le dispositif mis en place dans notre ville :

– Quels sont les points d’accès à Internet mis à disposition pour la collecte des signatures ?

– Quels sont les horaires d’ouverture des services considérés ?

– Quels sont les agents habilités à faire enregistrer les soutiens papiers ? À quels horaires est-il possible de venir déposer ces soutiens ?

– Quels sont les moyens de communication mis en œuvre par la ville de Villejuif visant à informer de l’existence de ce référendum d’initiative partagée ?

Notre mouvement mobilise déjà les citoyens sur cette importante cause depuis la rentrée, nous vous remercions donc par avance de bien vouloir nous apporter les éléments de réponse dans les meilleurs délais.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Maire, l’expression de mes respectueuses salutations.

Mme Sophie RUIZ, pour le Groupe d’action LFI Villejuif Insoumise

Intervention Commémoration 17 octobre 1961 (2019)

Je viens tout juste d’avoir 30 ans.

Je suis née tout juste un mois avant la chute du Mur de Berlin. Moi je l’ai vu entre les bras de mon père qui me donnait le biberon. Il regardait les gens traverser enfin librement cette frontière à la télévision.

Je n’ai pas connu une certaine forme du monde que beaucoup ont vu se dérouler au cours de leur vie : je n’ai pas connu la guerre froide, encore moins la guerre d’Algérie. Je suis de cette génération.

Mais j’ai bien conscience que les lumières du passé éclairent toujours l’instant présent.

Oui, j’ai 30 ans, et j’assiste à une commémoration pour un évènement, un massacre, qui a eu lieu il y a maintenant 58 ans. Presque le double de mon âge.

C’est une drôle de projection dans le passé, puisque cela peut paraître loin… Mais c’est pourtant si proche. Parce que les lumières du passé éclairent toujours l’instant présent. Et que, pour moi, cela fait presque partie de l’Histoire avec un grand « H ».

Je ne peux pas être ici sans parler de ces balles qu’on a tiré sur la foule, de toutes ces personnes qui ont perdu la vie ce jour-là, peut-être même des gens qui avaient mon âge, et à qui on disait, comme on me le dit à moi, qu’ils avaient toute la vie devant eux.

Je me souviens aussi qu’à l’âge de 8 ans, un certain Maurice Papon a été condamné pour complicité de crime contre l’humanité pour d’autres faits, d’autres victimes. Parce que les lumières du passé éclairent toujours l’instant présent. Ce même Maurice Papon qui a ordonné ce mois d’octobre 1961 d’agir brutalement aux forces de police, aux agents de l’Etat. Sans que ce qui s’est déroulé ce jour-là, et les jours qui ont suivis, ne soit reconnu. Ne soit identifié et reconnu pour ce qu’il est : un bain de sang.

Situation incroyable dans un pays qui place la liberté, l’égalité et la fraternité sur le fronton de ses mairies. Des gens qui manifestaient pacifiquement pour obtenir le droit à être un peuple libre… Un peuple ne peut-il donc pas demander son droit à la souveraineté ? Un peuple ne peut-il pas demander à avoir des droits ?

Ne peut-on lui répondre que par la répression ?

C’est comme ça qu’avait répondu la Vème République et ses agents. Et comme les lumières du passé éclairent toujours l’instant présent, c’est encore de cette manière que répond la Vème République à ceux qui se battent pour la dignité, pour la justice, pour la reconnaissance de l’histoire qui nous traverse. C’est ainsi de cette manière que répond la Vème République aux proches d’Adama Traoré, aux gilets jaunes qui aspirent à vivre décemment, ou encore aux nouvelles générations qui se mobilisent pour l’avenir de la planète.

De la même manière, c’est aussi de cette façon que dans leur propre pays, les algériens d’aujourd’hui sont réprimés alors qu’ils ne demandaient que le droit d’exprimer leur pleine et entière souveraineté sur leur destinée. C’est la jeunesse qui se présente en première ligne. C’est la jeunesse qui s’oppose au monde post-colonialiste qui lui a été imposé. C’est la jeunesse qui se dresse face à une gérontocratie autoritaire, une jeunesse qui ne demande qu’à vivre dignement et à avoir un avenir qui ne rime pas avec souvenir.

Les temps changent, et parce que la lumière du passé éclaire les instants du présent, des évolutions, des révolutions émergent. Peut-être même prendront-elles leur essor dans le futur.

La révolution est un temps de recherche de la vérité, un moment de défiance contre une république qui parle de démocratie en s’appuyant sur des mensonges et des dissimulations.

Etablir la vérité, la reconnaissance de ce crime d’Etat, c’est nous amener toutes et tous ensemble, vers le chemin de l’égalité, et soigner les séquelles liées à la guerre d’Algérie que sont notamment le racisme et l’islamophobie. Soigner ces séquelles qui donnent lieu à des violences récurrentes, et parfois même d’origine policières. C’est nous amener vers la justice.

C’est la vérité qui nous amène sur le chemin de la justice. Et sans justice et sans vérité, il n’y a ni paix ni démocratie. Les révolutions d’aujourd’hui parlent d’égalité, de reconnaissance et de justice comme elles ne l’ont plus fait depuis bien longtemps.

Je suis née alors que s’éteignait Kateb Yacine et ses mots qui cherchaient cette même dignité, cette même justice. Je suis de la génération suivante, celle qui a hérité de ces mots. Je vous les réadresse, ou plutôt je nous les réadresse : « vas-tu parler ? vas-tu te taire ? ».

Les générations qui viennent semblent bien décidées à parler, et nos révolutions semblent bien décidées à agir. Les lumières du passé éclairent toujours l’instant présent, et il est temps de faire vivre l’avenir, notre avenir en commun.

Car comme le disait Bergson : « Le futur n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire », ce que nous allons construire. Ensemble.

La France insoumise donne le coup d’envoi de la campagne des municipales à Villejuif

Villejuif Insoumise a réuni ses militants et sympathisants lors de l’assemblée communale du 24/09/2019 afin d’acter ensemble la stratégie en vue des municipales de 2020.

Les enjeux sont de taille pour Villejuif : notre ville est au cœur des réseaux de transport de demain avec l’arrivée de deux nouvelles lignes de métro. Si ce développement est une opportunité, les Insoumis.e.s font le constat que les habitants en sont écartés. La spéculation immobilière encouragée par la Municipalité actuelle, sans concertation ni considération pour les habitants va à rebours de la ville de demain que nous appelons de nos vœux pour répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques. La volonté des Insoumis.e.s est que les citoyens soient pleinement impliqués dans les choix qui les concernent.

Un défi social : les habitants les plus modestes ainsi que les classes moyennes sont de plus en plus relégués hors de leur ville. Les services publics qui sont notre bien commun se dégradent. Il manque cruellement d’espaces partagés et d’événements conviviaux pour que tous les habitants, dans leur diversité, se rencontrent et fassent vivre ensemble leur ville.

Un défi écologique : la crise écologique nécessite de prendre des décisions responsables. Bétonner la ville en sacrifiant ses espaces verts, ne réfléchir qu’à la place de la voiture et non à la multimodalité des transports est un non-sens pour le bien-être des habitants. Il ne suffit plus que chacun contribue à sa mesure ; des politiques volontaristes sont à construire avec les habitants.

Un défi démocratique : les habitants ne peuvent pas être exclus des décisions politiques qui conditionnent le développement de la ville et seulement être consultés à chaque échéance électorale. Les réunions publiques en centre-ville ont fait long-feu. A nous de repenser des espaces démocratiques et des modes de consultation où la concertation n’est pas que de façade.

Les Insoumis.e.s considèrent que quelles que soient les questions – aménagement, éducation, commerce, logement, écologie, sport, culture, démocratie locale, santé, alimentation – les Villejuifois doivent être les décideurs de la construction d’une ville écologique, sociale et démocratique.

Ils ont désigné une animatrice et un animateur pour mettre en œuvre cette démarche – Sophie Ruiz et Djamel Arrouche. Dans les mois à venir, il s’agira de construire collectivement ce projet en permettant l’émergence d’une liste citoyenne, ouverte à toutes et tous, où les habitants ont la parole et le pouvoir d’agir.

Nous appelons donc tous les Villejuifois à venir penser le Villejuif solidaire et convivial que nous appelons de nos vœux en construisant ensemble un programme pour les années à venir. Notre ville sera ce que nous en ferons et déciderons, collectivement.

Le groupe d’action de Villejuif insoumise

Sophie Ruiz 06 78 45 33 56Djamel Arrouche 06 81 84 24 91

RECORD …

Les chiffres « records » des gains des actionnaires que l’on entend sur toutes les ondes de tous les canaux ces dernières heures me glacent les branchies. Vous parlez d’un record !

Ce qui me titille vraiment les écailles avec cette info c’est « qu’en même temps » comme dirait l’autre :

« Un million de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté alors qu’ils travaillent » Publié le par SudOuest.fr avec AFP.

C’est pas aussi un record ça ?! Y  en a des  qui feraient bien de se la jouer moins glorieux, plus discrets, parce que je sais pas vous amis petits poissons rouges… mais moi je sens que j’ai attrapé la rage. J’étouffe !

Et là je vais vous la faire courte, j’irai droit au fond de ma pensée :

Quand on est  la 7ème puissance de tous les bassins du monde, qu’on fait  des bénéfices records et qu’on a un million, 1000000, de pauvres, de pauvres travailleurs, on devrait se la jouer plutôt solidaire qu’actionnaire !

La 6ème et qu’ça saute !

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Vacances je n’oublie pas tout

« Tu es en vacances Petit Poisson Rouge ? Qu’est-ce que tu deviens, on ne t’entend plus ? Tu bulles ? Tu n’es pas malade au moins ? »

C’que vous êtes gentils de prendre de mes nouvelles ! Pour rassurer les uns et les autres, je pourrais vous raconter toute la beauté du monde, de l’espace infini qui me file le vertige, des étoiles filantes, des petits matins qui sentent bon la vie et des heures qui se figent. Bonheur insaisissable. De la douceur du vent sur mes écailles, de l’amour de mon banc, du soleil qui me chauffe, je pourrais vous en parler pendant  des heures entières. Si je suis resté muet ces derniers temps, c’est parce que vous êtes en vacances. Je ne voulais pas vous les gâcher mais, si vous insistez …

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Mme la députée, CETA vous de jouer !

Madame la Députée Albane Gaillot,

Le 17 Juillet en votre qualité de représentante du Peuple à l’Assemblée Nationale, vous aurez à vous prononcer sur la ratification du traité commercial de libre-échange qui unit l’Union Européenne et le Canada, appelé CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement).

La France Insoumise, comme de nombreux autres acteurs de la vie politique, syndicale et associative, s’oppose à la ratification du CETA.

En effet, si les accords de libre échange de type CETA s’affichent promoteurs d’un accroissement du volume de commerce entre les parties signataires, en réalité, ils visent à l’aplanissement des normes sociales, sanitaires et environnementales, considérées par les investisseurs comme des freins au business. Du fait que pratiquement les quatre-cinquièmes des entreprises américaines possèdent des filiales au Canada, concrètement, le CETA va permettre la mise en concurrence directe des entreprises européennes et nord-américaines -Canada et USA inclus- par la suppression des droits de douane et alignement des normes en vigueur de part et d’autre de l’Atlantique.

Le CETA favorisera par exemple la pénétration en Europe des procédés agro-alimentaires mis en œuvre aux Etats-Unis. Chacun sait bien que la condition animale, sera foulée aux pieds par la prolifération des « fermes à mille vaches », que les productions bio ou les structures légères qui misent sur la qualité ne pourront équitablement livrer bataille avec les majors de l’agroalimentaire.

En retour, les entreprises pétrochimiques européennes auront toute latitude pour rechercher des gisements de gaz ou de bitume et les exploiter par fracturation de la roche, selon un modèle connu sous le nom de « gaz de schiste », dont le Québec présente un fort potentiel.

Vous objecterez peut-être que la France pourra imposer ses orientations et peser pour l’adoption de procédés industriels et agricoles respectueux de la nature et des êtres vivants. Or, il n’en est rien dans la mesure où le CETA comme vous le savez est assorti d’un dispositif de « protection des investissements » : des tribunaux d’arbitrage renommés « Cours d’arbitrage sur l’investissement » pourront défendre les intérêts financiers des multinationales dans l’hypothèse où un pays membre viendrait à imposer des normes de protection dans les domaines sanitaire, écologique, social. Ce dispositif juridique contraindra les états à refuser ce que les citoyens auraient décidé, ou alors à dédommager avec de l’argent public les multinationales concernées pour manque à gagner…

Récemment, le Gouvernement a mandaté une Commission (dite Schubert, composée d’experts indépendants dans plusieurs disciplines académiques) pour étudier la question, et son verdict est sans appel : elle identifie « plusieurs points de vigilance associés à l’entrée en vigueur du CETA, et recommande au gouvernement de prendre un certain nombre de mesures pour s’assurer d’une mise en œuvre du CETA conforme à l’objectif d’assurer des niveaux élevés de protection de l’environnement et de la santé, et cohérente avec les objectifs de l’Accord de Paris ».Or rien n’a été fait, la mécanique infernale de la ratification du CETA semble engagée et le vote du 17 juillet prochain à l’Assemblée Nationale constitue l’ultime étape d’un long processus politique, la dernière marche avant le feu vert, et de facto, la dernière opportunité pour notre pays de refuser l’accord, et de remettre le sujet à l’échelle de l’Union en préalable aux futures tractations afférentes aux accord à venir (Japon, Mercosur, etc.).

« Make the planet great again » disiez-vous à l’unisson du Président de la République, peu après votre élection, en affichant des convictions écologiques ambitieuses. Quelques mois plus tard, vous aviez à déplorer le départ du gouvernement LREM de M. Edouard Philippe de son Ministre de la Transition écologique et solidaire M. Nicolas Hulot, qui avait avancé pour justifier sa démission que « la politique néo-libérale du gouvernement Macron n’est pas compatible avec les enjeux de la préservation de la planète ».

Le 17 Juillet prochain, Madame la Députée, Villejuif Insoumise compte sur vous pour défendre la planète et notre modèle social ; le 17 Juillet prochain, nous vous prions de faire acte de loyauté envers les propos de votre président alors nouvellement élu à l’été 2017 : pour que la planète retrouve sa splendeur, ne ratifiez pas le CETA !

Villejuif Insoumise vous prie de recevoir, Madame la Députée, l’expression de ses républicaines salutations.