Europe

Que pensent les Français de l’Union Européenne ? Les élections européennes approchant (Juin 2014), les sondages se multiplient. Leurs résultats sont clairs : la confiance en l’Europe s’effondre. En2004,25%des opinions considéraient que«l’appartenance à l’Europe est une mauvaise chose» ; en2013, c’est 41%. Les politiques et les commentateurs sont unanimes. Pleins d’un mépris distingué, ils crient au « populisme » et déplorent les « crispations inquiétantes ». C’est pourtant simple : on a essayé, et ça n’a pas marché.


Un peu d’histoire

1992, on essaye : Traité de Maastricht, un référendum, 51,05% de Oui.
2005, on voit que ça ne marche pas : Traité Constitutionnel Européen, un référendum, 54,68% de Non.
2008, on insiste : Traité de Lisbonne, identique au précédent, vote au parlement à une écrasante majorité.
2012, on aggrave : pacte budgétaire européen (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, TSCG)
2013 : le TSCG s’applique. Au nom de la « règle d’or », on s’attaque aux services sociaux, aux hôpitaux et aux retraites, on augmente les impôts et on offre vingt milliards sans contrepartie au patronat.
Les dirigeants politiques ne sont pas des shadoks. Ils mettent en oeuvre une stratégie précise, quitte à piétiner la démocratie.
François Hollande a vendu la mèche sur TF1 le 15 Septembre : il s’est subtilement autoproclamé «
Président des entreprises, pas des patrons » ; seulement, quand il déclare vouloir « faire que nous n’aidions pas les entreprises pour aider les entreprises, mais pour leur permettre d’avoir plus de marge », que lui reste-t-il de socialiste ?

Pour changer d’Europe

On a essayé, ça n’a pas marché, on ne veut pas continuer. Quoi de plus simple ?
Et pourtant, de plus en plus de nos concitoyens ne croient plus en la possibilité de peser sur les décisions et ne participent plus à la vie politique. Cela se comprend : l’arrogance de ceux qui se moquent de nous en niant l’évidence – un traité désastreux, l’austérité érigée en loi suprême, la démocratie bafouée – ne donne pas une haute idée, ni des politiciens, ni de la politique. Seulement, pour changer d’Europe, le refus silencieux ne suffira pas. Pour ne parler que de l’emploi : qui a des propositions concrètes pour sortir de la tristement célèbre « concurrence libre et non faussée » qui condamne l’industrie française face à la concurrence déloyale et au dumping social, fiscal et écologique ? Le Parti de Gauche propose un protectionnisme solidaire pour reconstruire une industrie digne de ce nom en France ; et beaucoup plus, pour une Europe radicalement autre. Nous y reviendrons.
En attendant, vous pouvez suivre notre action sur http://europe.jean-luc-melenchon.fr Image

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