Annulation du Conseil Municipal du 6 février: « C’est pas ma faute, c’est les autres ! »

Dans son communiqué de presse, Franck Le Bohellec accuse le public présent hier soir dans la salle du conseil municipal d’être responsable de l’annulation de la séance.
Un petit retour en arrière s’impose pour comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là.

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Le 28 janvier dernier, à l’occasion de la Conférence des présidents, des premiers échanges ont lieu concernant le rapport DOB (Débat d’Orientation Budgétaire). Un des élus de l’opposition fait part de son étonnement de voir notifier dans le tableau Programmation Pluriannuelle des Investissements (PPI), l’inscription de la cession du 16 rue Jean Jaurès et du 55 rue de Verdun. Le premier bâtiment abrite la Bourse du Travail et le second la Croix Rouge et l’association française de voile.

Dès le 28 janvier monsieur le maire connait donc parfaitement les interrogations que suscitent ses projets de cessions.
Les occupants des locaux, eux, ne sont pas informés du projet de vente des locaux qu’ils occupent….bonjour la transparence !

Entre le 28 janvier et le jour du Conseil municipal, rien n’a été fait pour rassurer ou informer correctement les syndicats, la Croix Rouge et plus largement tous les villejuifois.

Une décision, s’impose alors : organiser une manifestation pour protester contre la vente de ces 2 bâtiments.
Quelles sont alors les réactions des élus de la majorité ? Nous assistons à un défilé de déclarations contradictoires ; voir le site de Nathalie Gandais 1ère maire adjointe à l’urbanisme qui appelle à la manifestation de soutien le 6 février ; de monsieur le maire qui déclare que ce n’est qu’un scénario possible sur son compte Facebook. Parallèlement aucun démenti officiel via les circuits administratifs n’est adressé aux élus.
Le débat d’orientation budgétaire devrait donc se tenir sur la base de documents contredits dans les réseaux sociaux mais inchangés dans les circuits officiels !
Le 6 février arrive et la manifestation prévue à 18 heures s’organise devant la mairie. Elle rassemble près de 200 personnes dont des élus de la majorité : Nathalie Gandais, Alain Lipietz et Patrick Stagnetto qui manifestent donc leur opposition au projet de DOB de Monsieur le Maire.
De 18h à 19h30, aucune délégation n’est reçue par monsieur le maire, ce dernier ne se montre même pas pour échanger avec les manifestants ou signifier le retrait du projet de cession. Les manifestants vont rester 1h30 dans un froid glacial à l’attendre. A 19h30, exaspérés par autant de mépris, les manifestants décident d’assister au Conseil Municipal.
La salle n’est pas adaptée pour recevoir autant de public dans cette configuration et par conséquent le public déborde sur les espaces qui ne lui sont pas autorisés en temps normal.

Tous les élus présents (près de 35 sur les 45) peuvent néanmoins rejoindre leur place. Il n’y a aucune entrave pour que chaque élu (de la majorité ou de l’opposition) puisse s’installer. Et pendant 2 heures nous allons attendre que monsieur le Maire accepte enfin de recevoir une délégation.
Sauf que, après avoir laissé les personnes dans l’expectative depuis le 28 janvier, les avoir laissé dans le froid pendant 1h30 et dans la salle du Conseil pendant près de 2 heures ; la confirmation du retrait pur et simple des projet de cessions du DOB était fortement attendue par les personnes venues manifester.

Que nenni. Une délégation sera reçue lundi matin prochain pour discuter du projet, les personnes doivent évacuer la salle pour que le conseil municipal se tienne. Face à l’impossibilité d’obtenir une réponse claire, les manifestants refusent de se retirer. Le maire annonce l’annulation du conseil municipal. Il est près de 21h45.

Le Parti de Gauche dénonce donc l’attitude du Maire. A quoi sert cette stratégie de la provocation ? Si cette séance du Conseil Municipal a été annulée, c’est lui et sa majorité qui en sont responsables : contre-vérités sur les réseaux sociaux, appel de la Première adjointe à soutenir la manifestation contre le projet du maire, insultes…rien de toute cela ne permettait de garantir un débat démocratique, clair et transperent le 6 février au Conseil Municipal de Villejuif. Monsieur Le Bohellec inscrit pourtant dans son communiqué « un devoir de responsabilité, d’équité et de transparence » ; il aurait fallu y penser avant ..

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