Avec Liem Hoang Ngoc et Djamel Arrouche, belle soirée politique ce jeudi 23 Mars 2017 à Villejuif, l’Insoumise, pour parler d’Europe !

Liem Hoang Ngoc, maître de conférences, ancien député européen, fondateur de la Nouvelle Gauche Socialiste, en charge des questions économiques au sein de la France Insoumise, a exposé la dimension européenne du programme de la France Insoumise, l’Avenir en Commun, devant une assistance dense d’environ 65 personnes, composée d’Insoumis-e-s Villejuifois-e-s mais aussi de visages nouveaux !

Oui, incontestablement, la dynamique de la France Insoumise va grandissante, et atteste de la grande forme de la candidature de Jean-Luc Mélenchon !

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Liem Hoang Ngoc et Djamel Arrouche

Pour ce débat très ouvert, riche de questions/réponses avec la salle, il était accompagné de Djamel Arrouche, candidat investi de la France Insoumise dans notre 11ème circonscription du Val-de-Marne.

Notre projet européen se situe Aux antipodes de l’Europe libérale défendue par les libres-échangistes, pro-CETA, pro-TAFTA ; il se distingue clairement distinct de celui de la droite nationaliste qui rejette toute idée d’Europe quelle qu’elle soit. Notre programme appelle une Europe sociale, démocratique, et écologique. Pour l’atteindre, nous proposons une démarche en 2 phases :

  • La première, appelée plan A, consiste en une sortie concertée des traités par le moyen de la négociation.
  • Au terme d’un délai défini préalablement, les résultats de cette négociation avec nos partenaires seront présentés au peuple. Celui-ci sera convoqué par referendum pour décider si la position atteinte lui convient ou bien s’il y a lieu de sortir de l’union européenne (plan B).

Cette volonté de renégocier les traités n’est donc en rien un propos clientéliste, ou électoraliste, puisque dans tous les cas, nous prévoyons qu’une consultation populaire valide ou non le résultat de nos négociateurs. Non, Jean-Luc Mélenchon n’est pas François Hollande qui avait promis de revoir les traités et n’en a pas touché une virgule, fervent dirigeant convaincu qu’il fut de la politique de l’offre !

Ainsi ce double plan, A et B, comporte une incontestable dimension technique économique. Mais ne nous y trompons pas, il est avant tout politique, tant sa réussite dépend de la qualité du rapport de forces que nous serons en mesure d’opposer à l’Allemagne, qui de son côté n’a aucun intérêt à ne pas assouplir le cadre ordo-libéral (imposer le libéralisme par la loi) dans lequel l’Europe s’étouffe littéralement. Pour autant, notre détermination à la sortie si besoin était, demeure totale, et ne doit pas inquiéter. La phase de négociation a toutes les chances d’agglomérer à nos vues de nombreux pays d’Europe du sud qui présentent des configurations similaires aux nôtres en matière économique et démographique.

Il a été rappelé que les traités ne sont pas suivis, même pas par l’Allemagne. Pourquoi alors s’imposer un régime draconien pour entrer dans un corset de toutes façons beaucoup trop petit ? La dette continue de croitre malgré la réduction des dépenses publiques, résultat des accumulations bancaires. L’austérité ne mène nulle part qu’à la souffrance du plus grand nombre ; et, au-delà de l’austérité,  Il convient par conséquent d’aborder sereinement mais avec détermination les questions de la dette, de la maîtrise du système bancaire, de l’inflation,…Il faut se libérer à tout prix du pilotage par des tableaux de bord qui nous impose la modération salariale pour la baisse du coût du travail, la mise en œuvre de réformes structurelles si douloureuses socialement.

De nombreuses questions ont fusé de la salle, les échanges ont été riches avec les deux intervenants ; certaines furent plutôt techniques : maîtrise des flux de capitaux, concept de monnaie commune, loi de séparation bancaire, mesures prudentielles, six pack, Bâle 3…D’autres furent plus politiques : rôle de l’état en matière de pilotage bancaire, Europe et écologie, rapports de forces intra-européens en l’état actuel des choses, est-il risqué de sortir de l’Union Européenne ?

Sur ce dernier point, la France Insoumise rappelle que la Grande Bretagne n’a pas fait l’objet d’attaques spéculatives après le Brexit. Une sortie ordonnée de l’Europe se matérialiserait par un système de change propre à tous les pays membres qui nous accompagneraient, assorti d’un fonds de réserve commun.Elle permettrait aussi et surtout de recouvrer les marges de manœuvres qui font défaut pour retrouver le chemin du plein emploi et des investissements publics nécessaires aux ambitieuses politiques sociales et écologiques que nous voulons mettre en oeuvre.

Cette belle soirée aura permis de montrer à celles et ceux qui en doutaient encore la solidité et le sérieux de nos thèses. Elle aura également été l’occasion pour Djamel Arrouche de se présenter comme un candidat combattif, qui saura défendre les intérêts du plus grand nombre une fois élu député, fidèle aux principes de la France Insoumise !

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A noter, la vidéo de la soirée sera prochainement disponible. D’ici là, nous vous invitons à soutenir notre effort de campagne en acquérant le livre de Liem, « Un Insoumis devrait dire ça… » qui présente dans les détails le contenu du programme économique de la France Insoumise.

 

 

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