Couture et questions de survie …

La nuit dernière j’ai cru que j’allais mourir de froid ! C’est pourquoi ce matin j’ai ressorti l’édredon de l’armoire. Oui, je suis comme ça, quand j’ai froid je cherche la chaleur, quand la faim me tenaille je me mets en quête de nourriture, quand l’oxygène manque dans l’eau de mon bassin je sens que je suis en danger et je lutte pour ma survie. Vous me direz qu’elles sont un peu basiques, primaires, reptiliennes, mes réponses, mais vous, comment faites-vous quand vous étouffez ? Vous n’entendez aucun signal d’alarme ? Vous ne réagissez pas, vous vous laissez mourir !?

Vous ne sentez pas que chaque jour, dans notre grand bassin, la menace se précise ? Vous ne les voyez pas revenir les jours et les nuits glacés-glaçants ? Vous ne voyez pas que tout commence à franchement s’effondrer autour de vous ? Pourquoi ne bougez-vous pas ? Vous regardez ? Vous assistez sans remuer la moindre petite écaille ? Vous vous dites que d’autres vont agir à votre place ? Vous attendez de voir jusqu’où ça ira ? Vous râlez un peu tout seul dans votre bocal ? Ou bien vous êtes si seuls, si désespérés que vous n’avez plus la force de lutter ? Vous ne croyez plus au collectif ? À l’union qui fait la force ? On vous en a tellement fait croire … Tellement déçus … Tellement souffert … Que vous ne voulez plus jamais revivre ça ?

Amis petits poissons rouges, moi aussi, tout comme vous, il m’arrive parfois d’avoir le blues… Mais ce matin  à cause du froid de la nuit dernière j’ai ressorti l’édredon de l’armoire et je lui ai fait une jolie housse pour qu’il ne se salisse pas, pour le protéger, pour me protéger. En cousant la fermeture éclair (oui je couds une fermeture pour que l’édredon ne glisse pas) et en voyant le tissu que j’avais choisi ( le hasard n’existe pas) je me suis dit tiens, c’est de ça dont nous aurions besoin en ce moment si nous en avions la force,  rencontrer d’autres petits poissons rouges, les rejoindre pour qu’ensemble nous protégions l’édredon qui réchauffe, protège et sauve nos vies !

Petits poissons mes amis, et puis  j’ose, mes camarades, j’en entends déjà certains d’entre vous me répondre : « Mais qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Je ne sais plus quoi faire ! Je me demande comment je peux agir. On a tout essayé et ça n’a pas marché, ça ne marchera plus jamais » Pour vous répondre j’ai surfé sur le web. J’ai lu beaucoup d’ articles pour vous comprendre … faire face au danger … pourquoi … comment … j’ai trouvé ça : «  Presque tous les héros ordinaires le disent : ils n’ont « rien » fait. Seulement suivi un instinct, laissé un réflexe prendre le pas sur la raison. Choisi la vie, et pas seulement la leur, quand tout, et surtout la peur, aurait dû les pousser à laisser faire la mort. » et ça : « On ne se rend pas compte du courage héroïque que déploient, souvent sans en avoir conscience eux-mêmes, les peureux, les angoissés, les éplorés, pour ne pas passer toute leur existence séquestrés par leurs peurs, à l’abri de tout ce qui pourrait leur arriver. À l’abri de la vie. » et encore ça : « Leur force, c’est le lien, tous les liens qu’ils ont tissés et qu’ils continuent de tisser avec les vivants. Et le sens qu’ils y trouvent, plus fort que la peur, plus fort que la mort, et même plus fort que la peur de la mort. »

Petits poissons, mes amis, mes camarades, les gros/grands poissons ont si bien oeuvré depuis tant d’années, ils nous ont si bien domestiqués, si bien éduqués, si bien dressés les uns contre les autres, que nous en avons perdu le goût et l’instinct de vie. Nous avons été pris au piège de leur spirale morbide dont nous ne contrôlons rien. Il est temps, grand temps de nous ressaisir, d’écouter notre instinct plus que la raison qu’ils nous ont façonnée, de choisir la vie plutôt que la mort. Soyons courageux, héroïques au quotidien, commençons par nous informer en dehors des courants principaux, en écoutant et regardant ceux qui ont déjà pris, certains depuis longtemps, le chemin du combat. En relayant leur lutte sur les canaux sociaux pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls ce serait déjà notre premier pas et ça, tout le monde peut le faire, même vous, même moi. Et puis, quand vous le sentirez, quand je le sentirai… allons donc les rejoindre, ils nous attendent.  « Leur force, c’est le lien, tous les liens qu’ils ont tissés et qu’ils continuent de tisser avec les vivants. Et le sens qu’ils y trouvent, plus fort que la peur, plus fort que la mort, et même plus fort que la peur de la mort. »

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