L’eau qui dormait …

J’ l’savais que tôt ou tard,

tôt … ou tard …

Y en aurait marre.

Toujours se faire humilier,

ça ne pouvait plus durer.

P’tits poissons à l’agonie,

simple question de survie.

L’ eau de mon bassin jaillit,

elle bouillonne, fermente, frémit.

Des montagnes et des plaines

en passant par les cités,

vous la voyez chaque week-end

dans vos rues se déverser.

Vous ne pouviez pas le croire

qu’elle se mette à déborder

de colère, de désespoir,

exigeant de retrouver

le pouvoir volé, truqué.

Sans y être autorisée !

Trop loin vous avez poussé

le bouchon de la violence

plombé de votre arrogance.

Elle dormait, s’est réveillée.

Elle stagnait dans sa misère,

n’osait pas trop se montrer.

On avait presqu’ oublié

qu’elle pouvait s’mettr’ en colère.

Sera-t-elle lame de fond,

vague scélérate ou tsunami,

emportant sur son passage

les vestiges d’un autre âge ?

Elle semblait s’être endormie,

simple question de survie,

la voilà bien réveillée,

l’eau de mon bassin jaillit,

elle est sortie de son lit,

ils ne s’en sont pas méfiés,

elle bouillonne, fermente, frémit.

Ira-t-elle se recoucher ?

dans un jour, quelques années ?

Parviendra-t-elle à retrouver

les canaux  de la liberté

égalité, fraternité ?

Mais pour l’instant,

elle bouillonne, fermente, frémit …

Moi aussi.

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