Se cacher derrière la crise sanitaire et balayer d’un revers de main l’augmentation des contaminations dans les écoles, ça suffit !

Nous saluons la mobilisation des parents d’élèves au sujet de la situation critique dans laquelle se retrouvent les écoles : augmentation des cas, classes fermées, enseignants non remplacés, difficulté à respecter parfois le protocole sanitaire : pas assez d’agents mobilisés, difficultés à avoir le matériel nécessaire (gel, savon, essuie main..), vétusté des locaux qui empêche la correcte aération des espaces, épuisement des personnels, inquiétude des parents.

Ceux qui sont en responsabilité n’ont pas d’autres solutions que de demander des efforts aux parents pour garder leurs enfants quand l’enseignante est absente et non remplacée, de garder les enfants sur le temps de la cantine, ou encore de demander des efforts au personnel pour travailler deux fois plus, sans aide ni soutien.

Cette situation est inadmissible. La crise a commencé il y a un an, comment personne n’a eu le temps d’anticiper ?

Malgré le « quoi qu’il en coûte » du président, rien n’a changé dans l’Education Nationale et dans nos hôpitaux publics. Partout, dans les classes, comme dans les blocs, la situation s’aggrave : on trie les patients, on ferme les classes, on déplace les soignants, on répartit les élèves, on joue à un jeu perdu d’avance.

Les excuses sont toujours les mêmes : selon nos ministres, nous n’avons pas besoin de lits supplémentaires, nous n’avons pas besoin de classes supplémentaires, nous n’avons besoin de rien, circulez, des gens meurent, l’avenir de nos enfants est compromis, y a rien à voir !

Se cacher derrière la crise sanitaire et balayer d’un revers de main l’augmentation des contaminations dans les écoles, ça suffit !

Si les écoles doivent rester ouvertes, c’est en proposant des moyens et des solutions d’organisation qui ne reposent ni sur les parents, ni sur les personnels.

C’est pourquoi nous soutenons les revendications des parents et des personnels :

A l’éducation nationale :

  • Des remplaçants pour chaque enseignant absent, quel que soit le motif
  • Une priorité donnée aux classes ULIS avec des remplaçants en urgence
  • Une aide administrative pour soutenir les directions dans la gestion des cas contacts et des cas COVID
  • Des tests salivaires dont la mise en place ne repose pas sur le personnel de l’école
  • La vaccination en priorité de tous les personnels
  • La présence du service médico-social renforcée
  • Le recrutement d’AESH

A la mairie :

  • Des solutions pour le temps de midi qui permettent au plus d’enfants possible de bénéficier d’un repas le midi : repas dans les classes, repas en roulement, etc. en recrutant le personnel nécessaire, ou toute autre solution réfléchie en concertation avec les personnels.
  • Des remplaçants pour les ATSEM absents dans les classes de maternelle
  • Un audit sur les travaux à réaliser d’urgence dans les écoles.
  • Des agents supplémentaires pour le nettoyage des locaux

Soutenir les écoles c’est bien. Agir c’est mieux.

Depuis des mois, la France insoumise réclame la mise en place d’alternatives au confinement : https://lafranceinsoumise.fr/2020/11/24/preparer-des-alternatives-au-confinement-propositions-france-insoumise/

Parce que c’est seulement en planifiant que nous pourrons continuer à vivre face au virus, et c’est en planifiant que nous pourrons garder les écoles ouvertes.

COVID 19, inflation des contaminations, école sous tension !

Communiqué de presse la France Insoumise Villejuif

Alors que des mesures de confinements sont mises en place dans 16 départements, le gouvernement s’est donné comme mot d’ordre de ne pas fermer les écoles. C’est, à première vue, un objectif louable… jusqu’à un certain point.

En effet, les écoles restent ouvertes sans protections supplémentaires, alors que les contaminations grimpent en flèche à Villejuif et partout ailleurs dans l’académie.

Face à la hausse des contaminations au Covid-19, des centaines de classes ont dû fermer ces dernières semaines et l’Éducation nationale peine à trouver des remplaçants aux absents, alors qu’il manquait déjà plus de 400 enseignants sur le Val-de-Marne en 2020.

Faute de remplaçants, de plus en plus d’élèves ont classe mais de moins en moins d’enseignants pour les encadrer.

Conséquence, des classes surchargées, des parents angoissés qui ne savent pas comment faire garder leurs enfants et des enseignants débordés et inquiets face à la montée inexorable des contaminations.

Face à cette situation catastrophique, la France Insoumise déplore le silence de l’inspection d’académie et du Rectorat.

Écoles ouvertes mais sans moyens, dysfonctionnements de plus en plus nombreux, équipes sous pression qui ne pourront pas toujours pallier aux difficultés rencontrées : cette situation devient ingérable sur le terrain. Pourtant, Le ministère semble rester aveugle.

La France Insoumise apporte son soutien aux enseignants, aux associations de parents d’élèves et plus largement à l’ensemble de la communauté éducative dans leurs revendications afin d’obtenir plus de moyens alloués en urgence pour pallier à cette crise.  Nous demandons aux pouvoirs publics, tant au niveau des services de l’État que des collectivités locales compétentes, de prendre des mesures fortes et protectrices pour permettre à tous les élèves de pouvoir bénéficier d’enseignement dans leurs écoles, sans

que cela contribue à une aggravation de la souffrance des enseignants et de la circulation épidémique.

L’ouverture des écoles, quoi qu’il en coûte, ne peut pas se faire sans que de sérieux moyens soient mis en œuvre sur le terrain.

Urgence sociale et écologique aux Hautes-Bruyères

Nous avons découvert avec stupéfaction les propos de Madame Schiappa sur la situation aux Hautes Bruyères.

Rappelons les deux données du problème : un camp de Rroms installé sur un lieu inadapté et dangereux d’une part, et l’existence d’une décharge sauvage d’autre part. Mais la ministre ne s’intéresse nullement à ces questions ! Avec un mélange d’autoritarisme bien macronien et de totale incompétence, elle annonce la création d’une entreprise de revalorisation des déchets dont personne n’a jamais entendu parler, et l’usage futur du terrain par le ministère de l’intérieur, projet abandonné depuis longtemps. 

La déclaration du maire de Villejuif a justement précisé son opposition à ces discours, passablement farfelus il faut bien le dire.

Pour autant, cela ne règle pas deux questions essentielles : 

1. le sort des personnes et familles avec enfants soumises à des conditions de vie et d’exploitation intolérables. 

2. La montagne de déchets qui s’accumule et constitue un grave et imminent  danger pour l’environnement du parc et la santé des riverains. 

Des solutions existent pour assurer la sécurité des habitants du camp, leur installation dans des conditions dignes, et la scolarisation des enfants. 

D’ailleurs, certaines solutions ne coûteraient rien aux contribuables comme le renforcement du recensement des enfants présents sur le site ou encore la mise en place effective d’un service public de domiciliation des familles sur notre ville.

Ces solutions doivent être explorées en urgence absolue par la mairie. 

Par delà l’urgence préoccupante du moment, il s’agit d’organiser avec l’état, les aménageurs,  les associations les collectivités et la ville en particulier l’accueil civique et humain des populations concernées.

Recette de la déroute de l’Hôpital Public

RDV le jeudi 15 octobre à 13h30 Place Vauban à Paris !

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Prenez des personnels à bout de souffle qui évoluent depuis des années avec un salaire de misère et du matériel défectueux

Arrosez d’une crise sanitaire

Organisez un Ségur de la Santé qui ne change rien

Remettez une bonne dose de crise sanitaire…

… et n’oubliez pas de retirer encore des moyens à l’hôpital !

Et voilà : votre système de santé est cuit !

« Je ne veux pas mourir à la tâche », a déclaré Maurice Raphael, chef des urgences de l’hôpital de l’Hôpital du Kremlin Bicêtre. Cela fait des années que les soignants se tuent à la tâche dans nos hôpitaux devenus des usines à produire de l’activité. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous étions « en guerre ».

Il y a déjà plus d’un an que les urgences de l’AP-HP, et notamment celles dont nous dépendons, au Kremlin-Bicêtre, sont en grève. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous prendrions en charge les patients « quoi qu’il en coûte ».

Il y a quelques jours, les travaux concernant le financement de la Sécurité Sociale pour l’année à venir ont débuté. Surprise : moins d’argent pour les hôpitaux, rien à venir pour les soignants épuisés !

Mais aujourd’hui, nous n’avons plus de lit, ni de bras. Et une nouvelle phase de la crise sanitaire démarre.

Alors que nous avons besoin plus que jamais de solidarité, les directions hospitalières n’entendent même plus les appels de détresse des soignants. Notre département et sa tradition dans le domaine hospitalier est particulièrement concerné. Notre ville et ses trois établissements de santé le sont aussi.

Et vous, les entendrez-vous ?

La France Insoumise de Villejuif appelle à la solidarité avec le personnel hospitalier !

Jeudi 15 octobre, rejoignez leur mobilisation pour mieux s’occuper de nous, de nos parents, de nos enfants et de toutes celles et tous ceux qui nous sont chers ! RDV à 13h30 Place Vauban à Paris !

Lame de fond au GOSB : et si Villejuif surfait sur la vague ?

Le SEDIF est le syndicat intercommunal qui gère la production et la distribution de l’eau potable pour la majeure partie de l’Ile de France hors Paris. L’ensemble des communes regroupées dans le SEDIF a délégué (délégation de service public) cette activité à Veolia (ex-Générale des Eaux) sans interruption depuis 1922.

Il est en temps normal impossible pour une commune qui le voudrait de quitter ce syndicat, car ce départ requiert l’approbation d’une majorité qualifiée des autres communes, qui est impossible à réunir. Or, la loi NOTRE a transféré la compétence « eau » des communes aux EPT (Etablissement Public Territorial).  Villejuif fait partie de l’ l’EPT Grand Orly Seine Bièvre (GOSB).

Après plusieurs reports, le GOSB doit impérativement finaliser ses décisions avant Décembre 2020 (fin de la convention temporaire GOSB-SEDIF, déjà renouvelée deux fois). Cette convention temporaire a permis aux communes qui envisageaient de sortir du giron du SEDIF et de son inamovible délégataire Veolia d’étudier la faisabilité de solutions alternatives. C’était  une porte de sortie unique et neuf d’entre elles l’ont utilisée.

Le GOSB a toutefois ré-adhéré partiellement pour les communes qui le souhaitaient, surtout les communes de droite de l’époque. Ce dont s’est hélas emparé la majorité municipale précédente, qui a engagé Villejuif d’une façon juridiquement contraignante sans qu’aucune information, encore moins débat, ne soit organisé avec les habitant.e.s.

Face à cette situation, certains proposent d’agir à l’intérieur du SEDIF, pour qu’au prochain renouvellement (dans 3 ans), il abandonne la délégation de service public (DSP) à Veolia et opte pour une régie publique. Ce serait bien évidemment la meilleure solution… si elle était un tant soit peu réaliste. Il s’avère que même en 2010, où une fragile majorité de gauche existait au SEDIF, la tentative de faire voter au SEDIF la mise en place d’une régie publique a échoué. Ceux qui évoquent cette perspective pour repousser toute action immédiate doivent expliquer quels éléments permettent de penser que la situation a changé dans un sens favorable.

Villejuif aussi doit prendre ses responsabilités : la gestion publique de l’eau faisait partie du programme municipal. Comme nous l’avons dit plus haut, la mairie précédente a re-engagé la ville avec le SEDIF-VEOLIA. Or, l’occasion de passer en régie publique ne se représentera pas de sitôt !  Les habitant.es doivent être informés de cette situation, et des moyens que se donne la majorité municipale pour tenir ses engagements. La FI Villejuif souhaite qu’un débat public, en Conseil Municipal ou autre, ait lieu très vite, car il y a extrême urgence pour protéger ce bien commun.

 

Des entreprises voyous polluent les Hautes Bruyères. La réponse de la préfecture : en priorité, expulser les Roms !

Une décharge de grande ampleur, illégale et dangereuse, fonctionne depuis des mois aux Hautes Bruyères. Il ne s’agit pas de ferraillage artisanal, mais d’une pratique industrielle massive. « Les va-et-vient de camions s’enchaînent quotidiennement depuis le confinement, et avec eux, les déversements de déchets souvent industriels qui s’amassent sur des monticules hauts de plusieurs mètres. Le volume total est désormais évalué à 18 000 m3 », d’après le Parisien. Or les responsables sont connus : toujours d’après la même source, des témoins ont photographié des véhicules aux logos de sociétés du BTP, dignes émules de Lafarge.

Malgré les demandes de la municipalité, l’Etat refuse purement et simplement d’agir ! « La préfecture nous dit que les effectifs de police sont insuffisants pour venir verbaliser les conducteurs de camions pris en train de déverser leur chargement » déplore le maire de Villejuif.

Cette décharge s’est créée à proximité immédiate du campement de fortune antérieur, que la mairie précédente avait tenté d’éliminer en lui coupant l’eau. Et le discours du préfet, repris complaisamment par la presse, est d’associer systématiquement les deux problèmes, pour préparer une expulsion.

Ce type de démarche porte un nom : chercher un bouc émissaire.

La FI Villejuif considère que la priorité est une action immédiate et dissuasive contre les pollueurs. La question, bien réelle, de la gestion du problème humanitaire doit en être complètement dissociée, et s’effectuer en collaboration avec les parties concernées, mairie, associations, riverains, et en premier lieu les habitants du campement eux-mêmes.   

Communiqué de Villejuif Insoumise : Résultats 2nd tour des élections municipales

Ce dimanche 28 juin 2020 est une date historique pour Villejuif. Hier soir, notre ville a retrouvé ses couleurs.

Nous tenons à remercier les électrices et les électeurs qui en votant à près de 52% pour la liste Tous Ensemble pour Villejuif écologiste, citoyenne et solidaire ont décidé qu’il était temps d’en finir, avec le mépris, l’abandon des quartiers populaires, les injustices, le bétonnage à outrance et les dérives sécuritaires.

Nous tenons aussi à remercier l’ensemble de nos militants de Décidons Villejuif et de la France Insoumise qui ont jeté toutes leurs forces dans cette campagne de second tour, bien que notre score du premier tour ne nous permettait pas de fusionner avec l’ensemble des autres forces de gauche et écologistes.

Nous voulons enfin féliciter et souhaiter bonne chance pour les six années à venir à la nouvelle équipe municipale qui se mettra bientôt en place. Hier soir, à l’annonce des résultats, la joie populaire fut immense. Les attentes et les espoirs suscités par la victoire des forces de gauche et écologistes le seront tout autant et il s’agira de ne pas les décevoir.

Nous avons eu le plaisir de constater que certains principes et propositions de la liste Décidons Villejuif à laquelle la France Insoumise avait donné son soutien, avaient rencontré un certain écho dans le programme de la liste victorieuse Tous Ensemble pour Villejuif : Moratoire sur les nouveaux projets immobiliers, encadrement des loyers, lutte contre la pauvreté, repas en circuits courts 100 % bio, réorientation des missions de la police municipale, referendum local d’initiative citoyenne, transparence dans l’attribution des logements et places en crèche…

Nous porterons ainsi une attention particulière à l’application de ces éléments de programme, qui poursuivent des valeurs qui nous sont chères à la France Insoumise  : transparence, démocratie, solidarité, et cheminement vers la nécessaire transition écologique de notre ville.

Ces idéaux, que nous appelons de nos vœux, sont ceux portés par le programme l’Avenir en Commun. Il s’agit dorénavant de leurs donner corps, ensemble, avec les habitants dans une démarche transparente, constructive et respectueuse de la diversité de nos sensibilités.

« Que viennent les jours heureux à Villejuif ! »

Communiqué de presse

La France Insoumise de Villejuif

Habitantes et habitants de Villejuif,


Le 15 mars dernier, vous avez été 532 électeurs (4,87 %) à faire confiance à la liste Décidons Villejuif, portée par Elisabeth Arend, soutenue officiellement par la France Insoumise, et à laquelle nous avons eu l’honneur de participer.

Ce résultat est la preuve que le combat et les idées que nous avons portés pour une ville plus solidaire et accueillante, engagée dans la transition écologique et dans l’établissement d’une véritable démocratie municipale sont utiles aux débats et porteurs d’espoirs.

Malgré tout, cette séquence électorale a avant tout été marquée par une abstention record (62,71%), ce qui doit nécessairement conduire à nous interroger sur la légitimité démocratique de ces élections tenues dans un contexte sanitaire inédit.

Le 28 juin prochain vous serez donc appelés de nouveau aux urnes pour élire une nouvelle équipe municipale. Comme l’a rappelé récemment notre tête de liste Elisabeth Arend, avec un score inférieur à 5%, la loi électorale interdit à la liste Décidons Villejuif de fusionner au second tour. Cependant, il nous faut, dès à présent, préparer l’avenir, continuer la bataille électorale et tourner la page d’une gestion municipale chaotique !

Tout comme vous, nous ne voulons plus du monde d’avant dont nous avons pu mesurer les limites avec la crise sanitaire. Nous appelons à une véritable bifurcation écologique, démocratique et solidaire sur la ville.

Pour nous, il est temps de faire de Villejuif une ville qui respire, joyeuse, unie dans sa diversité, où il fait bon vivre pour tous, dans tous les quartiers. Nous sommes tant à refuser le monde du maire Franck Le Bohellec, celui de la prédation, de l’exclusion et du béton qui gangrènent notre ville. Agissons ensemble et reprenons le contrôle sur la ville, sur nos vies !

Le 28 juin prochain, vous avez l’occasion de décider par vous-mêmes de l’avenir de notre commune. Nous appelons à ne pas abandonner cette élection aux partisan·es d’un système dont la crise actuelle est révélatrice de l’échec.

C’est la raison pour laquelle, nous demandons à nos électeurs et électrices, au nom de Villejuif insoumise de donner leur voix au second tour à la liste de rassemblement des forces de gauche et écologiste menée par Pierre Garzon TOUS ENSEMBLE POUR VILLEJUIF ÉCOLOGISTE, CITOYENNE ET SOLIDAIRE.

Sophie Ruiz et Djamel Arrouche

Chefs de file Villejuif Insoumise

Villejuif a dépassé le stade de l’urgence, M. Le Maire !

M. Le Maire,

Comme vous le savez, alors que nous allons au-devant d’une crise sociale d’une rare ampleur, le Conseil Municipal d’avril 2020 a pris la décision de créer une commission Solidarité pour mieux coordonner les moyens d’y répondre. Et, comme vous le savez, pour l’instant, la composition de cette commission n’a pas été validée en Conseil Municipal, puisqu’aucun n’a eu lieu dans l’intervalle, et la validité des délibérations de cette commission n’est donc pas encore établie…

Votre devoir en tant que premier magistrat de la ville est d’accompagner au mieux votre population, et notamment les plus fragiles, dans ces périodes difficiles.

Pendant que vous repoussez la tenue d’un Conseil Municipal, les ressources supplémentaires et d’urgence nécessaires aux associations sont au point mort, ce qui est désastreux. Les associations, présentes dès le début de la crise, pour faire face aux besoins des villejuifois qui ont faim n’ont désormais que trop attendu. La crise se poursuit et s’aggrave : auront-elles les moyens de continuer leurs actions dans ces conditions ?

Elles ne pourront pas éternellement se substituer à la puissance publique !

Vous le savez, nous l’avons dit, d’autres acteurs vous l’ont déjà signalé, et vous ne vous en rendez pas compte, vous n’êtes pas dans la réalité, la tête toute entière à votre tentative de réélection : Villejuif a largement dépassé le stade de l’urgence !

Élections municipales : Communiqué de Villejuif Insoumise

Alors que plane un doute légitime sur le maintien du second tour des élections municipales initialement prévu le 21 juin prochain, les tractations politiciennes ont déjà commencé.

Nous pensons que c’est bien prématuré, alors que ni la forme (second tour seulement, ou reprise des deux tours), ni le calendrier ne sont encore connus.  Mais, puisque c’est à l’ordre du jour, la France Insoumise Villejuif se doit de donner sa position.  

Le « monde d’après » est surtout lourd de menaces. La pandémie a révélé la face cachée du système : avec le confinement, beaucoup de Villejuifois.es qui vivaient au jour le jour ont commencé à basculer dans la misère. Et le drame, hélas, ne fait que commencer. La crise du modèle néo-libéral mondial va créer une situation de dépression économique et de sous-emploi de long terme. Cette déflagration à la fois sanitaire, économique et sociale n’épargnera pas notre ville.

Pendant la période de confinement, la solidarité citoyenne, à travers le mouvement associatif, a montré de magnifiques exemples de solidarité concrète, en endossant sur le terrain des responsabilités bien au-delà de leurs activités usuelles. A l’inverse, la mairie de Villejuif a, comme souvent, privilégié la communication à l’action : CCAS inexistant, aucun dialogue avec les associations, obstruction à la mise en place d’une commission de solidarité municipale pourtant votée à l’unanimité, réouverture des écoles à marche forcée…

Or, sur la durée, c’est aux pouvoirs publics d’assurer l’égalité des citoyen.nes, par des mécanismes de solidarité et de redistribution.

Le maire persiste et signe dans une gestion caricaturalement anti-démocratique, avec exercice clanique du pouvoir, au service de ses seuls intérêts électoraux.

Dans les prochains mois, les prochaines années, les Villejuifois.es vont avoir absolument besoin que leur municipalité constitue un point d’appui contre les politiques d’austérité gouvernementales qui s’annoncent.

La France Insoumise Villejuif considère que la situation exige la réalisation d’une unité populaire autour d’un programme authentiquement de gauche pour ces futures élections municipales.

Ce que déclarait Elisabeth Arend au soir du premier tour reste donc plus que jamais à l’ordre du jour : Villejuif doit redevenir une ville populaire, généreuse et solidaire.

Villejuif doit dans les années qui viennent relever les défis des urgences : démocratique, écologique, sociale.

En groupant nos forces nous y arriverons, il le faut !