Samedi 4 décembre : tous ensemble pour l’hôpital public !

Il y a des années qu’on parle de l’état déplorable de nos hôpitaux publics. En 2020, on a compté sur eux pour nous permettre de traverser la pandémie.

Aujourd’hui, à l’aube d’une vague d’ampleur inconnue avec le nouveau variant Omicron, l’hôpital public n’a jamais été aussi mal, dépouillé de de son personnel et de ses moyens par des années de privations budgétaires, orchestrées par l’ensemble des gouvernements qui ont précédés.

Jusqu’à présent, les usagers ont vécu ces coupures sans trop les voir : fissures dans les murs, personnel parfois désagréable car maltraité, temps d’attente démultiplié…

Aujourd’hui, ça craque de partout, et pire encore, ce sont nos hôpitaux publics de proximité qui menacent d’exploser.

Au CHU de Bicêtre, notre hôpital de proximité, plus de 150 lits sont fermés faute de personnel pour s’occuper des patients, selon la CGT. Pire encore, les infirmiers, les aides-soignants et les médecins ont déserté tout le parcours des urgences…

Actuellement, il ne fait pas bon souffrir d’un accident vasculaire cérébral dans notre secteur, ou d’une urgence vitale d’aucune sorte en réalité. En effet, alors qu’on ne sait pas ce qui nous attend avec la pandémie, des lits de réanimation et de soins intensifs dans les secteurs adultes et pédiatriques sont fermés, faute de personnel pour prendre soin de vous, de vos enfants, de vos proches.

Aujourd’hui, l’hôpital public a besoin de nous, de notre présence, de notre indignation, pour survivre. A ce titre, nous invitons tous les usagers à rejoindre la mobilisation de ce samedi où plus de 80 associations, syndicats et collectifs appellent à manifester partout en France avant qu’il ne soit trop tard : rendez-vous à 13h place Vauban à Paris !

L’hôpital a besoin de secours d’urgence : soyez son soutien !

RDV samedi 4 décembre 13h Place Vauban à Paris !

60 ans après, hommage aux victimes du 17 octobre 1961 à Villejuif

Dimanche 17 octobre 2021, les insoumises et insoumis ont rendu hommage aux victimes du 17 octobre 1961 à Villejuif. Un moment particulier, 60 ans après cet évènement tragique.

Afin de poser des mots sur ces violences, voici l’allocution prononcée par Djamel Arrouche lors de cette cérémonie.

« Madame la sénatrice, Mesdames, messieurs les élus, mesdames messieurs, chers ami-es

Tout d’abord, permettez-moi d’avoir une pensée pour les victimes de chateaubriand. En effet, Chateaubriant célébre ce week-end le 80ème anniversaire de l’exécution, le 22 octobre 1941, de 50 otages, dont le jeune Guy Môquet, en représailles à la mort d’un officier allemand tué deux jours auparavant dans la cité des ducs de Bretagne.

D’autre part, puisqu’il s’agit de célébrer le travail de mémoire, je souhaiterai m’attarder un instant sur la genèse de cette place de 17 octobre 1961 à Villejuif et rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à faire avancer cette cause juste d’une inscription sur notre territoire de la triste date du 17 octobre 1961.

En effet, il y a maintenant 10 ans, en septembre 2011, l’association Villejuif en mouvement(s)  lançait une pétition adressée aux autorités de la ville afin que cette place puisse voir le jour. Je voudrai ce matin rendre hommage aux élus de l’époque qui ont su comprendre et relayer notre démarche ; Sandra Da Silva, Valérie Moncourtois, Muriel Roger, Claudine Cordillot mais aussi Fayçal Arrouche qui,  par sa détermination, a été d’une efficacité décisive dans cette affaire.

Je voudrai aussi saluer tout-es militant-es qui par leur engagement ont su porter cette revendication pour la faire aboutir en conseil municipal, c’était en octobre 2011 mais aussi pour la faire vivre, notamment  pendant les 6 années d’un mandat (celui de M.Leboellec pour ne pas le citer)  qui a purement et simplement nié l’existence même de cette place et de cette commémoration : je pense à Gaelle, Thierry, Lionel, Affif, Djillali, Xavier, Mohamed, Danielle, Charles et tant d’autres. Merci à eux, cette place leur doit beaucoup.

Toutefois, je profite de la présence des membres élus de la majorité pour formuler aujourd’hui une demande officielle. J’espère que bientôt cette place puisse enfin être répertoriée et cartographiée afin qu’elle apparaisse dans nos appareils de géolocalisation et autres plans officiels de notre ville. L’inscription sur notre territoire de cette date ne doit pas être que symbolique, elle doit dorénavant être officialisée.

Nous commémorons aujourd’hui le 60ème anniversaire de la féroce répression de la manifestation organisée par le FLN dans les rues de Paris ce 17 octobre 1961

L’histoire du 17 octobre 1961 est celle d’un massacre sciemment oublié, effacé.

Grace au travail des historiens, les faits sont aujourd’hui établis : Ce soir-là, des milliers d’Algériens de la région parisienne convergent vers le centre de la capitale pour manifester pacifiquement contre l’instauration d’un couvre-feu qu’ils jugent discriminatoire. La manifestation est interdite. La police aura toute latitude pour l’empêcher. Coups de matraque, tirs à balles réelles et corps jetés dans la Seine… Longtemps, les circonstances de la mort de plus d’une centaine de manifestants seront occultées.

Alors aujourd’hui souvenons-nous.

  • Souvenons-nous d’abord pour rendre hommage aux victimes, les morts, les blessés, les déportés qui ont payé le prix du sang pour avoir osé s’opposer à un couvre-feu injuste.
  • Souvenons-nous pour apaiser la tristesse, la peine et le chagrin qui ont accompagné ces années de mise en sourdine d’une histoire tragique
  • Souvenons-nous aussi pour réfléchir, dialoguer et transmettre aux générations futures ce passé commun. Le 17 octobre ne concerne pas que les enfants et petits-enfants de l’immigration coloniale, cette histoire est l’affaire de toute la communauté nationale et à l’heure où la bête immonde réapparait sous des visages multiples : il est plus que jamais nécessaire de poursuivre notre idéal républicain. Liberté, égalité, fraternité.
  • Souvenons-nous enfin pour réclamer la vérité et la justice aux plus hautes autorités de l’Etat. S’il y a eu des tués ce 17 octobre et les jours qui ont suivi en plein cœur de Paris, c’est qu’il y a eu des tueurs. Qui sont-ils ? Qui a donné les ordres, qui a couvert ses actes odieux ? qui a empêché la justice de faire son travail d’investigation ? 

En effet, comment on fait en République pour faire disparaître des corps ? Comment fait-on en République pour que lorsqu’une mort suspecte a lieu sur la voie publique,  il n’y ait pas d’enquête ? Qui a donné l’autorisation d’inhumer ces morts sans qu’il y ait eu d’enquête pour établir les causes des décès ?

Les 60 ans du 17 octobre 1961 aurait pu faire date. D’autant que président de la République, Emmanuel Macron, avait décidé de faire de la guerre d’Algérie le défi mémoriel de son quinquennat. Mais tout ne s’est pas déroulé comme espéré.

Certes, le communiqué officiel de l’Élysée paru hier marque des avancées bienvenues.

Le chef de l’Etat est allé plus loin que François Hollande dans la précision des faits, mais sans nommer le colonialisme, la préfecture de police ni la police.

Par ailleurs ce crime est réduit à la seule responsabilité de Maurice Papon. Pourtant, la Préfecture de Paris n’est pas un Etat dans l’Etat, M.Papon n’a pas agi seul.

Il y avait bien un ministre de l’intérieur, un chef du gouvernement et un chef de l’Etat au-dessus du Préfet, ce 17 octobre et les jours qui ont suivi ! Rappelons-nous aussi que Papon est resté à son poste jusqu’en 1967 !

60 ans après, la Vérité est donc partiellement en marche. Les propos de l’Elysée constituent bien une avancée, mais elle n’est toujours pas suffisante. Et nous étions en droit d’espérer plus.

Parce que l’on ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après plus d’un demi-siècle, et au nom des victimes et de leurs familles, des rescapés et des témoins de ce massacre nous continuerons de demander :

  • Que soit clairement reconnu par le Président de la République, le massacre colonial et le crime d’Etat du 17 octobre 1961,
  • Que cette reconnaissance passe par l’intégration de la date du 17 octobre dans le calendrier officiel des cérémonies commémoratives nationales,
  • Que les archives de la Guerre d’Algérie, dont celle du 17 octobre, puissent être ouvertes afin d’assurer le respect de la liberté de recherche des historiens.
  • Que des mesures de réparations, symboliques et matérielles puissent être prises en direction des victimes du 17 octobre 1961 et de leurs familles.

Soixante ans après les faits, il est plus que jamais nécessaire de donner toute sa place à cet évènement tragique de notre histoire afin de permettre la transmission de la mémoire aux jeunes générations dans un souci d’apaisement, de fraternité et de cohésion sociale.

Lettre ouverte : revitaliser la démocratie à Villejuif

La France Insoumise de Villejuif

fi.villejuif@gmail.com

Le 11 octobre 2021

Monsieur le Maire,

A l’ensemble des forces politiques de Villejuif,

A madame la sénatrice,

A madame la députée,

Depuis le mandat de M. Le Bohellec, Villejuif a perdu beaucoup de ses instruments démocratiques : réduction de la surface et du nombre de panneaux d’affichage libre, règlement d’accès aux salles municipales très restrictif, limitation de la participation citoyenne aux décisions de la ville…

Lors des dernières élections municipales, la France Insoumise de Villejuif a soutenu la liste « Ensemble pour Villejuif », sur la base de son programme correspondant à nos objectifs en matière de propositions démocratiques, sociales et écologiques.

Pour atteindre cette ambition, comme d’autres habitant.e.s de Villejuif, nous attendons un développement des outils démocratiques afin que la ville retrouve la richesse de ses idées et la pluralité de ses opinions.

A cette fin, nous souhaitons vous alerter sur plusieurs points et faire quelques propositions.

Selon l’article L581-13 du code de l’environnement, une ville de la taille de Villejuif devrait mettre à disposition au minimum 42m2 d’expression libre à ses habitants, ce qui est dérisoire en regard de l’espace mis à disposition à des fins publicitaires et mercantiles actuellement.

Afin de lutter contre l’abstention massive qui gangrène notre pays mais aussi notre ville, nous rejoignons le constat d’Ensemble pour Villejuif de la dégradation des instruments de démocratie, et pensons qu’il serait temps de remettre à disposition un espace plus conséquent, et bien au-delà du strict minimum réglementaire.

Nous avons conscience que l’achat et l’entretien de tels équipements représente un coût, mais nous savons et partageons l’engagement de la nouvelle équipe municipale à l’égard de la démocratie.

Aussi, nous avons hâte de voir fleurir ces nouveaux espaces d’expression libre. En attendant, une attitude républicaine consisterait à mettre provisoirement à disposition les panneaux métalliques utilisés lors des élections, jusqu’à la date de début d’affichage de la propagande officielle, en vue des scrutins de 2022.

De plus, selon l’article L581-16 du même Code de l’Environnement, l’affichage d’opinion et des associations sans but lucratif est autorisé sur les palissades de chantier. Aussi, nous vous proposons de nettoyer ces surfaces moins souvent qu’au temps de la précédente majorité (par exemple seulement 1 fois par mois) afin d’augmenter l’espace disponible. En effet, actuellement, il arrive que des affichages à but lucratif (et donc interdits par cet article) perdurent plus longtemps que des affichages d’opinion (à titre d’exemple, les affiches de la Marche des Libertés du 12 juin 2021 ont tenu à peine 48h).

Dans un autre registre, un règlement concernant l’utilisation des salles municipales a été instauré sous l’ancienne mandature en juin 2018 : ce règlement très contraignant, tant qu’il existe, est susceptible d’interdire à de nombreux groupes d’avoir accès à ces salles, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Nous pensons qu’il serait judicieux de le modifier au plus vite afin de favoriser leur accès à tous les groupes d’habitant.e.s, qu’ils soient organisés en groupe politique ou en association, qu’ils soient constitués ou non, qu’ils soient représentés au Conseil Municipal ou non.

Ceci éviterait à l’avenir tout risque d’arbitraire dans l’attribution des salles municipales.

Les opinions, les luttes, les besoins ont droit de cité à Villejuif. Il s’agira ainsi de dynamiser, selon vos engagements électoraux, la démocratie au sein de notre ville. Cette décision ne pourrait qu’être portée à votre actif par tous les citoyen.ne.s engagé.e.s dans la vie de leur cité.

Donnons à la démocratie toute la place dont elle a besoin par ces temps de dérive autoritaire imposée.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer nos sentiments les meilleurs.

L’équipe de la France Insoumise de Villejuif

Les cités éducatives, du beau discours au dépouillement de l’école… Soyons sur nos gardes !

Communiqué de la France Insoumise Villejuif du 18 septembre 2021

La ville de Villejuif souhaite s’inscrire dans le programme « cité éducative » proposée par le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Il consiste, selon la version officielle, à donner des moyens dans les quartiers « politiques de la ville » en faisant travailler différents acteurs : collèges, écoles, associations culturelles et sportives, habitants et entreprises.

Si ce dispositif prévoit quelques arguments qui pourraient sembler attractifs (places en crèches, petits déjeuners gratuits), la réalité dans les territoires qui l’expérimentent déjà est inquiétante, en particulier l’ingérence d’associations et du secteur privé sur le programme scolaire national et la disparition de postes de direction. Nous pouvons craindre l’influence idéologique d’une association ou d’une entreprise sur la gestion d’une école ou d’un collège sans contrôle.

L’école républicaine, publique et laïque est un bien précieux qui fonde notre nation : qu’on soit issu d’un territoire aisé ou d’un territoire précaire, l’école publique, sous l’égide du ministère de l’Éducation Nationale est la même pour toutes et tous. Elle doit offrir, comme tous services publics, les mêmes qualités et non pas dépendre du bon vouloir d’une commune, d’une association labellisée ou d’une entreprise.

Villejuif Insoumise s’oppose fermement à la mise en place de ce programme et dénonce les intentions du gouvernement sur le long terme en matière de fonctionnement des écoles, des collèges et des lycées. 

Si le gouvernement de Macron défendait le service public cela se saurait !

Nous soutenons la mobilisation lancée à l’appel de l’ensemble des syndicats enseignants qui ont unanimement demandé à la mairie de surseoir à ce projet et appellent à un rassemblement Lundi 20 Septembre à 12h15 devant la mairie de Villejuif.

Fermeture du bureau de Poste à Léo Lagrange : la France Insoumise dit « NON » !

Quatre bureaux de poste pour une ville comme Villejuif, avec près de 55 000 habitant.e.s, ce n’est pas de trop. Ce n’est même pas assez ! 

Pourtant, la Poste annonce la fermeture de l’un d’eux, le bureau de poste Léo Lagrange, au 30 octobre 2021, soit dans moins de 2 mois. 

Déjà les horaires avaient été réduits, ce phénomène devait rester temporaire. Il annonçait finalement le déclin de ce service public dans notre ville. 

La demande incessante de rentabilité entraîne la disparition de nos services publics, à Villejuif comme sur tout le territoire, sans aucun souci pour l’utilité qu’ils peuvent avoir pour nous toutes et tous. La vampirisation du service public se poursuit dans nos quartiers !

Il faudra aux habitant.e.s parcourir la moitié de Villejuif pour avoir accès à leurs courriers, leurs colis… à tout ce dont ils ont besoin au quotidien !

Ça suffit ! La course incessante à la rentabilité ne doit pas faire de nos territoires des zones désertées par les services publics !

La France Insoumise de Villejuif dit fermement « NON »  et appelle à la mobilisation contre la fermeture du bureau de Poste de Léo-Lagrange !

Communiqué de la France Insoumise de Villejuif du 21 juin 2021

Ce 20 juin à Villejuif, ce sont nos candidats qui sont arrivés en tête de la gauche pour les deux élections qui avaient lieu simultanément !

Pour les départementales, c’est le duo PCF Flore Munck et Pierre Garzon, avec notre candidate remplaçante Cindy Girard. qui est arrivé en tête avec près de 39% des voix.

Pour les régionales, c’est Clémentine Autain qui a obtenu 23% des suffrages et se hisse en tête des forces de gauche.

Nous remercions chaleureusement l’ensemble des électrices et des électeurs qui se sont mobilisé.e.s pour cette journée !

Nous remercions également l’ensemble des militant.e.s qui ont mené avec énergie les campagnes Val-de-Marne en commun et Pouvoir Vivre en Île-de-France.

De la même manière, nous saluons l’ensemble des personnes qui ont donné de leur temps et sont venues tenir les bureaux de vote dans ces conditions particulières de scrutin. Sans elles et eux, il aurait été impossible de mener à bien cette journée d’exercice démocratique.

Pourtant, c’est surtout la faible participation qui marque cette journée. Le régime de la 5ème République est à bout de souffle. Les citoyen.ne.s ne croient plus que le vote soit un outil au service de leurs décisions.

La semaine qui s’annonce va être décisive. Battre la droite, faire reculer l’extrême droite constituent un enjeu essentiel pour la défense de nos biens communs : nos services publics, notre protection sociale, nos fraternités et nos sororités, l’éducation de nos enfants, l’épanouissement de notre jeunesse, le bien-être de nos aînés, la protection des plus fragiles…

Cette semaine, unissons-nous pour la victoire de la gauche rassemblée !

Dimanche, l’espoir est de notre côté, nous avons les moyens d’agir pour des lendemains meilleurs et des jours heureux.

Annonce pour juin 2021 !

Au mois de juin prochain, nous sommes appelés aux urnes pour deux élections différentes : d’une part les élections départementales mais aussi les élections régionales.

Ces deux collectivités territoriales, ces deux échelons sont souvent invisibles mais importants dans nos vies quotidiennes, et plus encore pendant la période critique que nous traversons.

En effet, si la région est tenue par les intérêts d’une droite dure et souvent réactionnaire avec Valérie Pécresse, notre département est quant à lui ancré dans une tradition de gauche, sous une présidence communiste avec Christian Favier.

Ces différents échelons peuvent ainsi être vecteurs de politiques sociales fortes qui ont soutenus, en particulier sur l’année écoulée, de nombreux Val-de-Marnais. C’est pourquoi, la France Insoumise prend position pour ces élections afin de ne pas la réduire à une lutte des places entre organisation.

Dans ce cadre, pour La France insoumise, ce rendez-vous électoral de juin 2021 est l’occasion de proposer :

La mise en place d’un bouclier social et sanitaire : conditionnalité sociale et écologique des aides aux entreprises, développement des services publics de proximité, refus des privatisations, refus de la précarisation du personnel des collectivités territoriales, déploiement de plans départementaux au service de la dignité des personnes âgées, mais aussi au service de l’égalité pour les personnes en situation de handicap, renforcement des moyens de l’Aide sociale à l’enfance, favoriser les actions et les infrastructures pour faire face aux violences sexistes et sexuelles, plan de formation et d’emploi public pour les jeunes en difficulté…

D’engager la bifurcation écologique pour en finir avec la destruction de l’écosystème, l’artificialisation des terres agricoles et les Grands projets inutiles et imposés, refuser l’ouverture à la concurrence des TER et développer les lignes d’intérêt local ; mettre en place des plans vélo ; viser le zéro déchets ; planifier la réduction de la consommation d’énergie et le passage aux énergies renouvelables ; s’appuyer sur le levier des cantines scolaires pour développer des circuits courts et créer des emplois dans l’agriculture biologique et paysanne ; favoriser formation et reconversion professionnelle dans les métiers de l’environnement…

De démocratiser les collectivités territoriales en s’appuyant sur l’implication citoyenne et la souveraineté populaire : proposer l’outil du référendum d’initiative citoyenne locale, faire vivre le principe de révocabilité des élu.e.s ; démocratiser la gestion de l’eau en passant à une gestion sans délégation publique, promouvoir l’exigence de moratoires sur le déploiement de la 5G, stopper la logique de soumission des associations aux critères du marché et aux intérêts partisans…

Pour les élections régionales, un rassemblement a pu se construire autour de Clémentine Autain et Céline Malaisé avec La France Insoumise, le Parti Communiste Français, la Gauche Démocratique et Sociale, Ensemble, le Parti Animaliste autour d’idées fortes de rupture avec le système actuel et les politiques d’austérité.

Dans une logique de cohérence, et parce que notre département est ancré à gauche, les insoumis du Val-de-Marne ont souhaité bâtir un accord avec le Parti Communiste Français afin de préserver ses politiques sociales et de contribuer à l’évolution de ses propositions environnementales et démocratiques. Afin de répondre à ces urgences, la France Insoumise rejoint la démarche Val-de-Marne en Commun initiée par Christian Favier.

Ainsi, des insoumis se présenteront au côté du PCF ou lui apporteront leur soutien dans de nombreux cantons du Val-de-Marne. Par ailleurs, le PCF soutien également la France Insoumise dans d’autres cantons.

C’est ainsi qu’à Villejuif, notre insoumise Cindy Girard se présentera comme suppléante en soutien à Pierre Garzon et Flore Munck afin de poursuivre la démarche Val-de-Marne en Commun !

Félicitation à elle et rendez-vous le 20 et 27 juin dans les bureaux de vote pour faire vivre un programme de rupture et de résistance contre la droite, son austérité et ses dérives réactionnaires !

Se cacher derrière la crise sanitaire et balayer d’un revers de main l’augmentation des contaminations dans les écoles, ça suffit !

Nous saluons la mobilisation des parents d’élèves au sujet de la situation critique dans laquelle se retrouvent les écoles : augmentation des cas, classes fermées, enseignants non remplacés, difficulté à respecter parfois le protocole sanitaire : pas assez d’agents mobilisés, difficultés à avoir le matériel nécessaire (gel, savon, essuie main..), vétusté des locaux qui empêche la correcte aération des espaces, épuisement des personnels, inquiétude des parents.

Ceux qui sont en responsabilité n’ont pas d’autres solutions que de demander des efforts aux parents pour garder leurs enfants quand l’enseignante est absente et non remplacée, de garder les enfants sur le temps de la cantine, ou encore de demander des efforts au personnel pour travailler deux fois plus, sans aide ni soutien.

Cette situation est inadmissible. La crise a commencé il y a un an, comment personne n’a eu le temps d’anticiper ?

Malgré le « quoi qu’il en coûte » du président, rien n’a changé dans l’Education Nationale et dans nos hôpitaux publics. Partout, dans les classes, comme dans les blocs, la situation s’aggrave : on trie les patients, on ferme les classes, on déplace les soignants, on répartit les élèves, on joue à un jeu perdu d’avance.

Les excuses sont toujours les mêmes : selon nos ministres, nous n’avons pas besoin de lits supplémentaires, nous n’avons pas besoin de classes supplémentaires, nous n’avons besoin de rien, circulez, des gens meurent, l’avenir de nos enfants est compromis, y a rien à voir !

Se cacher derrière la crise sanitaire et balayer d’un revers de main l’augmentation des contaminations dans les écoles, ça suffit !

Si les écoles doivent rester ouvertes, c’est en proposant des moyens et des solutions d’organisation qui ne reposent ni sur les parents, ni sur les personnels.

C’est pourquoi nous soutenons les revendications des parents et des personnels :

A l’éducation nationale :

  • Des remplaçants pour chaque enseignant absent, quel que soit le motif
  • Une priorité donnée aux classes ULIS avec des remplaçants en urgence
  • Une aide administrative pour soutenir les directions dans la gestion des cas contacts et des cas COVID
  • Des tests salivaires dont la mise en place ne repose pas sur le personnel de l’école
  • La vaccination en priorité de tous les personnels
  • La présence du service médico-social renforcée
  • Le recrutement d’AESH

A la mairie :

  • Des solutions pour le temps de midi qui permettent au plus d’enfants possible de bénéficier d’un repas le midi : repas dans les classes, repas en roulement, etc. en recrutant le personnel nécessaire, ou toute autre solution réfléchie en concertation avec les personnels.
  • Des remplaçants pour les ATSEM absents dans les classes de maternelle
  • Un audit sur les travaux à réaliser d’urgence dans les écoles.
  • Des agents supplémentaires pour le nettoyage des locaux

Soutenir les écoles c’est bien. Agir c’est mieux.

Depuis des mois, la France insoumise réclame la mise en place d’alternatives au confinement : https://lafranceinsoumise.fr/2020/11/24/preparer-des-alternatives-au-confinement-propositions-france-insoumise/

Parce que c’est seulement en planifiant que nous pourrons continuer à vivre face au virus, et c’est en planifiant que nous pourrons garder les écoles ouvertes.

COVID 19, inflation des contaminations, école sous tension !

Communiqué de presse la France Insoumise Villejuif

Alors que des mesures de confinements sont mises en place dans 16 départements, le gouvernement s’est donné comme mot d’ordre de ne pas fermer les écoles. C’est, à première vue, un objectif louable… jusqu’à un certain point.

En effet, les écoles restent ouvertes sans protections supplémentaires, alors que les contaminations grimpent en flèche à Villejuif et partout ailleurs dans l’académie.

Face à la hausse des contaminations au Covid-19, des centaines de classes ont dû fermer ces dernières semaines et l’Éducation nationale peine à trouver des remplaçants aux absents, alors qu’il manquait déjà plus de 400 enseignants sur le Val-de-Marne en 2020.

Faute de remplaçants, de plus en plus d’élèves ont classe mais de moins en moins d’enseignants pour les encadrer.

Conséquence, des classes surchargées, des parents angoissés qui ne savent pas comment faire garder leurs enfants et des enseignants débordés et inquiets face à la montée inexorable des contaminations.

Face à cette situation catastrophique, la France Insoumise déplore le silence de l’inspection d’académie et du Rectorat.

Écoles ouvertes mais sans moyens, dysfonctionnements de plus en plus nombreux, équipes sous pression qui ne pourront pas toujours pallier aux difficultés rencontrées : cette situation devient ingérable sur le terrain. Pourtant, Le ministère semble rester aveugle.

La France Insoumise apporte son soutien aux enseignants, aux associations de parents d’élèves et plus largement à l’ensemble de la communauté éducative dans leurs revendications afin d’obtenir plus de moyens alloués en urgence pour pallier à cette crise.  Nous demandons aux pouvoirs publics, tant au niveau des services de l’État que des collectivités locales compétentes, de prendre des mesures fortes et protectrices pour permettre à tous les élèves de pouvoir bénéficier d’enseignement dans leurs écoles, sans

que cela contribue à une aggravation de la souffrance des enseignants et de la circulation épidémique.

L’ouverture des écoles, quoi qu’il en coûte, ne peut pas se faire sans que de sérieux moyens soient mis en œuvre sur le terrain.

Urgence sociale et écologique aux Hautes-Bruyères

Nous avons découvert avec stupéfaction les propos de Madame Schiappa sur la situation aux Hautes Bruyères.

Rappelons les deux données du problème : un camp de Rroms installé sur un lieu inadapté et dangereux d’une part, et l’existence d’une décharge sauvage d’autre part. Mais la ministre ne s’intéresse nullement à ces questions ! Avec un mélange d’autoritarisme bien macronien et de totale incompétence, elle annonce la création d’une entreprise de revalorisation des déchets dont personne n’a jamais entendu parler, et l’usage futur du terrain par le ministère de l’intérieur, projet abandonné depuis longtemps. 

La déclaration du maire de Villejuif a justement précisé son opposition à ces discours, passablement farfelus il faut bien le dire.

Pour autant, cela ne règle pas deux questions essentielles : 

1. le sort des personnes et familles avec enfants soumises à des conditions de vie et d’exploitation intolérables. 

2. La montagne de déchets qui s’accumule et constitue un grave et imminent  danger pour l’environnement du parc et la santé des riverains. 

Des solutions existent pour assurer la sécurité des habitants du camp, leur installation dans des conditions dignes, et la scolarisation des enfants. 

D’ailleurs, certaines solutions ne coûteraient rien aux contribuables comme le renforcement du recensement des enfants présents sur le site ou encore la mise en place effective d’un service public de domiciliation des familles sur notre ville.

Ces solutions doivent être explorées en urgence absolue par la mairie. 

Par delà l’urgence préoccupante du moment, il s’agit d’organiser avec l’état, les aménageurs,  les associations les collectivités et la ville en particulier l’accueil civique et humain des populations concernées.