Urgence sociale et écologique aux Hautes-Bruyères

Nous avons découvert avec stupéfaction les propos de Madame Schiappa sur la situation aux Hautes Bruyères.

Rappelons les deux données du problème : un camp de Rroms installé sur un lieu inadapté et dangereux d’une part, et l’existence d’une décharge sauvage d’autre part. Mais la ministre ne s’intéresse nullement à ces questions ! Avec un mélange d’autoritarisme bien macronien et de totale incompétence, elle annonce la création d’une entreprise de revalorisation des déchets dont personne n’a jamais entendu parler, et l’usage futur du terrain par le ministère de l’intérieur, projet abandonné depuis longtemps. 

La déclaration du maire de Villejuif a justement précisé son opposition à ces discours, passablement farfelus il faut bien le dire.

Pour autant, cela ne règle pas deux questions essentielles : 

1. le sort des personnes et familles avec enfants soumises à des conditions de vie et d’exploitation intolérables. 

2. La montagne de déchets qui s’accumule et constitue un grave et imminent  danger pour l’environnement du parc et la santé des riverains. 

Des solutions existent pour assurer la sécurité des habitants du camp, leur installation dans des conditions dignes, et la scolarisation des enfants. 

D’ailleurs, certaines solutions ne coûteraient rien aux contribuables comme le renforcement du recensement des enfants présents sur le site ou encore la mise en place effective d’un service public de domiciliation des familles sur notre ville.

Ces solutions doivent être explorées en urgence absolue par la mairie. 

Par delà l’urgence préoccupante du moment, il s’agit d’organiser avec l’état, les aménageurs,  les associations les collectivités et la ville en particulier l’accueil civique et humain des populations concernées.

Qu’il est loin le temps des étudiants dian dian !

Ils sont sagement les uns derrière les autres, attendant patiemment, chaque soir un peu plus nombreux, troufions d’un régiment d’affamés. Ils font le dur apprentissage du manque, de la pauvreté, indigents au point de se retrouver là, sur le terrain de la misère. Disciplinés qu’ils sont malgré cette violence qui leur est infligée, les étudiants n’étudient plus, ils mendient. Quel triste champ de bataille !

https://www.youtube.com/watch?v=VbE-3tE_Sec

Avant ils campaient des heures pour un festival, un bon film, un super plan. Mais ça, c’était avant. Avant la guerre. Nous sommes en guerre a-t-il claironné sur toutes les ondes. Quelle « drôle » de guerre !

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/nous-sommes-en-guerre-on-ne-doit-pas-acheter-de-masques-10-declarations-qui-ont-marque-l-epidemie-de-coronavirus-en-france_4005859.html

Vous vous souvenez ?

La guerre, quelle connerie… 

Aller se promener sur les réseaux sociaux comme

https://twitter.com/hashtag/EtudiantsFantomes?src=hashtag_click

« #Etudiantsfantômes quelle détresse !

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/01/etudiantsfantomes-est-un-hashtag-de-detresse_6068388_3232.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1612193892

et découvrir sur le site de l’INSEE ces statistiques

https://www.insee.fr/fr/statistiques/5019910

La guerre, pour certains, quelle aubaine !

Je me demande ce qu’ils attendent les étudiants pour se révolter.

Peut-être qu’ils n’en n’ont pas les forces.

Peut-être qu’ils ne se sentent pas soutenus par leurs aînés.

Peut-être.

Peut-être que  » liberté, égalité, fraternité » ça ne veut plus rien dire. Pour personne.

Peut-être qu’il nous faudrait créer autre chose, une autre devise, une autre République.

Et pourquoi pas un autre Monde ?

Imagine !

https://www.youtube.com/watch?v=N7CH4TixvUY

Le début de la faim ou de la fin ?

Au pays des promesses, in meurt d’faim
Au pays des promesses, on meurt de faim

( proverbe ch’ti)

Tous les journaux,

toutes les radios,

tous les réseaux,

toutes les photos,

des magazines,

en ont parlé :

https://www.laprovence.com/article/france-monde/6190549/cest-la-premiere-fois-que-jai-faim-les-nouveaux-pauvres-du-covid.html

https://www.la-croix.com/France/Exclusion/Avoir-faim-France-Tu-manges-quon-donne-choisis-pas-2020-07-03-1201103306

https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/crise-economique-qui-sont-les-nouveaux-pauvres

Les p’tits poissons

du grand bassin

ont faim.

Ils ont les crocs,

la fringale.

Un sacré creux,

crèvent la dalle.

Plus rien,

à s’mettre,

sous la dent,

à picorer,

à boulotter.

Commencent-ils

à réaliser, 

qu’au pays,

des promesses,

ils se sont fait…

gruger ?

Mamie Poissounette me le répétait souvent :  » Mon petit poissounet, le jour où nous serons plus nombreux à avoir faim, et par faim je veux dire, vraiment faim, faim tu vois à s’en tordre de douleur, en avoir des vertiges, à ne plus savoir dans quel bocal tu habites, un peu comme un drogué en manque tu vois, qui ne pense plus qu’à ça, ce jour-là peut-être que vraiment les ventres affamés n’auront plus d’oreilles pour se laisser bercer par le chant des sirènes et ça risque de faire du bruit, grand bruit, terrible bruit. « 

Tiens, en vous écrivant ce texte j’ai une association d’idée !

« il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim. »

Et si « la faim fait sortir le loup du bois » ( proverbe français) je me demande s’il faut vraiment attendre qu’elle se répande davantage pour vérifier le proverbe yougoslave « la faim abat les plus fortes murailles », ça risque d’être dur, très dur dans les semaines qui viennent …

Recette de la déroute de l’Hôpital Public

RDV le jeudi 15 octobre à 13h30 Place Vauban à Paris !

https://i.ytimg.com/vi/-rWSisz0vDw/maxresdefault.jpg

Prenez des personnels à bout de souffle qui évoluent depuis des années avec un salaire de misère et du matériel défectueux

Arrosez d’une crise sanitaire

Organisez un Ségur de la Santé qui ne change rien

Remettez une bonne dose de crise sanitaire…

… et n’oubliez pas de retirer encore des moyens à l’hôpital !

Et voilà : votre système de santé est cuit !

« Je ne veux pas mourir à la tâche », a déclaré Maurice Raphael, chef des urgences de l’hôpital de l’Hôpital du Kremlin Bicêtre. Cela fait des années que les soignants se tuent à la tâche dans nos hôpitaux devenus des usines à produire de l’activité. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous étions « en guerre ».

Il y a déjà plus d’un an que les urgences de l’AP-HP, et notamment celles dont nous dépendons, au Kremlin-Bicêtre, sont en grève. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous prendrions en charge les patients « quoi qu’il en coûte ».

Il y a quelques jours, les travaux concernant le financement de la Sécurité Sociale pour l’année à venir ont débuté. Surprise : moins d’argent pour les hôpitaux, rien à venir pour les soignants épuisés !

Mais aujourd’hui, nous n’avons plus de lit, ni de bras. Et une nouvelle phase de la crise sanitaire démarre.

Alors que nous avons besoin plus que jamais de solidarité, les directions hospitalières n’entendent même plus les appels de détresse des soignants. Notre département et sa tradition dans le domaine hospitalier est particulièrement concerné. Notre ville et ses trois établissements de santé le sont aussi.

Et vous, les entendrez-vous ?

La France Insoumise de Villejuif appelle à la solidarité avec le personnel hospitalier !

Jeudi 15 octobre, rejoignez leur mobilisation pour mieux s’occuper de nous, de nos parents, de nos enfants et de toutes celles et tous ceux qui nous sont chers ! RDV à 13h30 Place Vauban à Paris !