Recette de la déroute de l’Hôpital Public

RDV le jeudi 15 octobre à 13h30 Place Vauban à Paris !

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Prenez des personnels à bout de souffle qui évoluent depuis des années avec un salaire de misère et du matériel défectueux

Arrosez d’une crise sanitaire

Organisez un Ségur de la Santé qui ne change rien

Remettez une bonne dose de crise sanitaire…

… et n’oubliez pas de retirer encore des moyens à l’hôpital !

Et voilà : votre système de santé est cuit !

« Je ne veux pas mourir à la tâche », a déclaré Maurice Raphael, chef des urgences de l’hôpital de l’Hôpital du Kremlin Bicêtre. Cela fait des années que les soignants se tuent à la tâche dans nos hôpitaux devenus des usines à produire de l’activité. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous étions « en guerre ».

Il y a déjà plus d’un an que les urgences de l’AP-HP, et notamment celles dont nous dépendons, au Kremlin-Bicêtre, sont en grève. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous prendrions en charge les patients « quoi qu’il en coûte ».

Il y a quelques jours, les travaux concernant le financement de la Sécurité Sociale pour l’année à venir ont débuté. Surprise : moins d’argent pour les hôpitaux, rien à venir pour les soignants épuisés !

Mais aujourd’hui, nous n’avons plus de lit, ni de bras. Et une nouvelle phase de la crise sanitaire démarre.

Alors que nous avons besoin plus que jamais de solidarité, les directions hospitalières n’entendent même plus les appels de détresse des soignants. Notre département et sa tradition dans le domaine hospitalier est particulièrement concerné. Notre ville et ses trois établissements de santé le sont aussi.

Et vous, les entendrez-vous ?

La France Insoumise de Villejuif appelle à la solidarité avec le personnel hospitalier !

Jeudi 15 octobre, rejoignez leur mobilisation pour mieux s’occuper de nous, de nos parents, de nos enfants et de toutes celles et tous ceux qui nous sont chers ! RDV à 13h30 Place Vauban à Paris !

Lame de fond au GOSB : et si Villejuif surfait sur la vague ?

Le SEDIF est le syndicat intercommunal qui gère la production et la distribution de l’eau potable pour la majeure partie de l’Ile de France hors Paris. L’ensemble des communes regroupées dans le SEDIF a délégué (délégation de service public) cette activité à Veolia (ex-Générale des Eaux) sans interruption depuis 1922.

Il est en temps normal impossible pour une commune qui le voudrait de quitter ce syndicat, car ce départ requiert l’approbation d’une majorité qualifiée des autres communes, qui est impossible à réunir. Or, la loi NOTRE a transféré la compétence « eau » des communes aux EPT (Etablissement Public Territorial).  Villejuif fait partie de l’ l’EPT Grand Orly Seine Bièvre (GOSB).

Après plusieurs reports, le GOSB doit impérativement finaliser ses décisions avant Décembre 2020 (fin de la convention temporaire GOSB-SEDIF, déjà renouvelée deux fois). Cette convention temporaire a permis aux communes qui envisageaient de sortir du giron du SEDIF et de son inamovible délégataire Veolia d’étudier la faisabilité de solutions alternatives. C’était  une porte de sortie unique et neuf d’entre elles l’ont utilisée.

Le GOSB a toutefois ré-adhéré partiellement pour les communes qui le souhaitaient, surtout les communes de droite de l’époque. Ce dont s’est hélas emparé la majorité municipale précédente, qui a engagé Villejuif d’une façon juridiquement contraignante sans qu’aucune information, encore moins débat, ne soit organisé avec les habitant.e.s.

Face à cette situation, certains proposent d’agir à l’intérieur du SEDIF, pour qu’au prochain renouvellement (dans 3 ans), il abandonne la délégation de service public (DSP) à Veolia et opte pour une régie publique. Ce serait bien évidemment la meilleure solution… si elle était un tant soit peu réaliste. Il s’avère que même en 2010, où une fragile majorité de gauche existait au SEDIF, la tentative de faire voter au SEDIF la mise en place d’une régie publique a échoué. Ceux qui évoquent cette perspective pour repousser toute action immédiate doivent expliquer quels éléments permettent de penser que la situation a changé dans un sens favorable.

Villejuif aussi doit prendre ses responsabilités : la gestion publique de l’eau faisait partie du programme municipal. Comme nous l’avons dit plus haut, la mairie précédente a re-engagé la ville avec le SEDIF-VEOLIA. Or, l’occasion de passer en régie publique ne se représentera pas de sitôt !  Les habitant.es doivent être informés de cette situation, et des moyens que se donne la majorité municipale pour tenir ses engagements. La FI Villejuif souhaite qu’un débat public, en Conseil Municipal ou autre, ait lieu très vite, car il y a extrême urgence pour protéger ce bien commun.

 

Des entreprises voyous polluent les Hautes Bruyères. La réponse de la préfecture : en priorité, expulser les Roms !

Une décharge de grande ampleur, illégale et dangereuse, fonctionne depuis des mois aux Hautes Bruyères. Il ne s’agit pas de ferraillage artisanal, mais d’une pratique industrielle massive. « Les va-et-vient de camions s’enchaînent quotidiennement depuis le confinement, et avec eux, les déversements de déchets souvent industriels qui s’amassent sur des monticules hauts de plusieurs mètres. Le volume total est désormais évalué à 18 000 m3 », d’après le Parisien. Or les responsables sont connus : toujours d’après la même source, des témoins ont photographié des véhicules aux logos de sociétés du BTP, dignes émules de Lafarge.

Malgré les demandes de la municipalité, l’Etat refuse purement et simplement d’agir ! « La préfecture nous dit que les effectifs de police sont insuffisants pour venir verbaliser les conducteurs de camions pris en train de déverser leur chargement » déplore le maire de Villejuif.

Cette décharge s’est créée à proximité immédiate du campement de fortune antérieur, que la mairie précédente avait tenté d’éliminer en lui coupant l’eau. Et le discours du préfet, repris complaisamment par la presse, est d’associer systématiquement les deux problèmes, pour préparer une expulsion.

Ce type de démarche porte un nom : chercher un bouc émissaire.

La FI Villejuif considère que la priorité est une action immédiate et dissuasive contre les pollueurs. La question, bien réelle, de la gestion du problème humanitaire doit en être complètement dissociée, et s’effectuer en collaboration avec les parties concernées, mairie, associations, riverains, et en premier lieu les habitants du campement eux-mêmes.   

La pire violence…

… c’est celle qu’on ne voit pas.

A l’hôpital, la violence, c’est quand un patient appelle et qu’aucun des soignants n’a le temps d’aller répondre à ses demandes, c’est galérer par manque de gants, c’est ne plus voir les tâches qui s’enchaînent, c’est s’entendre dire qu’on peut faire la toilette d’un patient très dépendant en 6 min, c’est créer des pailles avec des tubulures, c’est se débrouiller pour manipuler et réparer des fauteuils roulants inadaptés qui ont plus d’années au compteur que nous, c’est tenir la main de gens qui meurent dans un couloir… c’est vivre tout cela au quotidien.

C’est notre quotidien depuis des années. Les personnels sont usés, fatigués… Ils sont venus dans ces murs pour soulager, faire du bien, et ils passent leur temps à courir après le matériel et le temps, au service des patients.

Ce quotidien, c’est une violence qu’on ne voit pas.

Les « patients », ce sont des gens. Des vrais gens. Des gens qui souffrent, qui ont une vie, une famille, des amis et des proches qui les aiment, des représentations de la vie et du monde, des désirs, de la colère, de la tristesse… C’est vous, c’est moi, c’est nous. Et les personnels soignants sont là pour nous aider.

Ces gens qu’on appelle « les personnels soignants », ce sont eux aussi de vraies personnes. Avec leurs affects, leurs souffrances, leurs colères, leurs émotions, leurs envies, une famille, des enfants, des parents, des peurs… Ils sont là pour la plupart parce qu’ils ont eu envie de faire du bien. D’ailleurs, quand on dit « eux », on devrait dire « elles » : nous sommes une majorité de femmes. Est-ce pour cette raison que nous sommes si mal payées ?

Faire mal alors qu’on voudrait faire du bien, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Farida est l’une d’entre nous. Pendant cette crise, elle a suivi les ordres qu’on avait reçu : « nous sommes en guerre ». Alors, on a déployé tous les moyens qu’on avait à notre disposition. On s’est serré les coudes, on a pleuré, on a soutenu les collègues qu’on faisait revenir plusieurs week-ends de suite. On a soutenu Farida quand elle a pleuré elle aussi.

Mener la « guerre » alors qu’on est déjà traitées comme des serpillères, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est devenu notre quotidien.

On a voulu nous donner une médaille. Mais une médaille, ça ne paie pas ton loyer, ça ne paie pas la nourriture que tu donnes à tes enfants, ça ne paie pas la facture d’électricité… Dites, à quoi ça sert une médaille ?

Donner aux gens des choses dont ils n’ont que faire pour ne pas discuter, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Un jour, on s’est levées, et on est allé faire vibrer la rue de notre colère. Farida a crié plus fort que nous. Elle n’a pas compris pourquoi on avait donné tant d’argent pour acheter des armes de guerre qu’on exhibait devant nous. Sous sa blouse blanche, sa colère était noire.

Feindre ne pas entendre la colère, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Plus près de nous, à Villejuif, il y a l’Institut Médico-Educatif  Dr Louis le Guillant, où les conditions de travail empêchent les soignants et les éducateurs d’accomplir un travail de qualité auprès de jeunes porteurs de handicap. Pour eux aussi, l’important, c’est de prendre soin, d’accompagner, de faire grandir. Mais leur Directeur Général n’en a que faire. Ce qui compte, c’est de faire sonner le tiroir-caisse.

Parce que maintenant, à l’hôpital comme dans les structures médico-sociales, il ne s’agit plus pour nous de vous soigner, mais de faire de l’activité.

Faire de l’activité, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Un jour, le président Emmanuel Macron nous explique que « La santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies. Quoi qu’il en coûte. » Et, là, on est revenu, la boucle est bouclée, de nouveau, la pandémie à peine « maîtrisée », il faut refaire de l’activité.

Donner des injonctions contradictoires, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

C’est une violence dont les médias ne parlent pas, ou alors avec une pudique méfiance. On parle Ségur, on montre des images de Véran, on rappelle à demi-mot que l’hôpital exprime son désarroi depuis des années et que les urgences sont en grève depuis plus d’un an… Après, ils viendront faire l’apologie de LVMH qui nous a fait du gel hydroalcoolique pendant la crise, ou encore Mondelez qui nous sert un petit beurre avec écrit « Merci beaucoup ». Ce sera la « note positive » du jour. Bravo, bravo braves gens, il est 20h, applaudissez.

Applaudir les soignants sans vraiment les soutenir, c’est une violence qu’on ne voit pas.

Pendant ce temps, la pandémie progresse dans le monde, mais ça n’a pas d’importance. Vite, appuyons sur le bouton « reprise », dépêchons-nous de « travailler plus », et nous les soignants, retournons vite à nos tableurs « produire de l’activité ». Vite-vite.

Faire comme si la pandémie avait disparu, c’est faire abstraction du monde entier, c’est une violence qu’on ne voit pas.

Faisons une pause.

Ouvrons les yeux.

Et regardons, enfin, cette violence.

Que voulons-nous ?

Prendre soin de nous ? Prendre soin du monde ? Ou alors nous faire violence, encore et encore ?

Soyons raisonnables, soyons réalistes : nous faire violence nous mène à notre perte…

Prendre soin, un projet d’avenir vers un monde désirable ? En attendant la 2ème vague…

Une soignante qui a la rage

Communiqué de Villejuif Insoumise : Résultats 2nd tour des élections municipales

Ce dimanche 28 juin 2020 est une date historique pour Villejuif. Hier soir, notre ville a retrouvé ses couleurs.

Nous tenons à remercier les électrices et les électeurs qui en votant à près de 52% pour la liste Tous Ensemble pour Villejuif écologiste, citoyenne et solidaire ont décidé qu’il était temps d’en finir, avec le mépris, l’abandon des quartiers populaires, les injustices, le bétonnage à outrance et les dérives sécuritaires.

Nous tenons aussi à remercier l’ensemble de nos militants de Décidons Villejuif et de la France Insoumise qui ont jeté toutes leurs forces dans cette campagne de second tour, bien que notre score du premier tour ne nous permettait pas de fusionner avec l’ensemble des autres forces de gauche et écologistes.

Nous voulons enfin féliciter et souhaiter bonne chance pour les six années à venir à la nouvelle équipe municipale qui se mettra bientôt en place. Hier soir, à l’annonce des résultats, la joie populaire fut immense. Les attentes et les espoirs suscités par la victoire des forces de gauche et écologistes le seront tout autant et il s’agira de ne pas les décevoir.

Nous avons eu le plaisir de constater que certains principes et propositions de la liste Décidons Villejuif à laquelle la France Insoumise avait donné son soutien, avaient rencontré un certain écho dans le programme de la liste victorieuse Tous Ensemble pour Villejuif : Moratoire sur les nouveaux projets immobiliers, encadrement des loyers, lutte contre la pauvreté, repas en circuits courts 100 % bio, réorientation des missions de la police municipale, referendum local d’initiative citoyenne, transparence dans l’attribution des logements et places en crèche…

Nous porterons ainsi une attention particulière à l’application de ces éléments de programme, qui poursuivent des valeurs qui nous sont chères à la France Insoumise  : transparence, démocratie, solidarité, et cheminement vers la nécessaire transition écologique de notre ville.

Ces idéaux, que nous appelons de nos vœux, sont ceux portés par le programme l’Avenir en Commun. Il s’agit dorénavant de leurs donner corps, ensemble, avec les habitants dans une démarche transparente, constructive et respectueuse de la diversité de nos sensibilités.

« Que viennent les jours heureux à Villejuif ! »

Communiqué de presse

La France Insoumise de Villejuif

Habitantes et habitants de Villejuif,


Le 15 mars dernier, vous avez été 532 électeurs (4,87 %) à faire confiance à la liste Décidons Villejuif, portée par Elisabeth Arend, soutenue officiellement par la France Insoumise, et à laquelle nous avons eu l’honneur de participer.

Ce résultat est la preuve que le combat et les idées que nous avons portés pour une ville plus solidaire et accueillante, engagée dans la transition écologique et dans l’établissement d’une véritable démocratie municipale sont utiles aux débats et porteurs d’espoirs.

Malgré tout, cette séquence électorale a avant tout été marquée par une abstention record (62,71%), ce qui doit nécessairement conduire à nous interroger sur la légitimité démocratique de ces élections tenues dans un contexte sanitaire inédit.

Le 28 juin prochain vous serez donc appelés de nouveau aux urnes pour élire une nouvelle équipe municipale. Comme l’a rappelé récemment notre tête de liste Elisabeth Arend, avec un score inférieur à 5%, la loi électorale interdit à la liste Décidons Villejuif de fusionner au second tour. Cependant, il nous faut, dès à présent, préparer l’avenir, continuer la bataille électorale et tourner la page d’une gestion municipale chaotique !

Tout comme vous, nous ne voulons plus du monde d’avant dont nous avons pu mesurer les limites avec la crise sanitaire. Nous appelons à une véritable bifurcation écologique, démocratique et solidaire sur la ville.

Pour nous, il est temps de faire de Villejuif une ville qui respire, joyeuse, unie dans sa diversité, où il fait bon vivre pour tous, dans tous les quartiers. Nous sommes tant à refuser le monde du maire Franck Le Bohellec, celui de la prédation, de l’exclusion et du béton qui gangrènent notre ville. Agissons ensemble et reprenons le contrôle sur la ville, sur nos vies !

Le 28 juin prochain, vous avez l’occasion de décider par vous-mêmes de l’avenir de notre commune. Nous appelons à ne pas abandonner cette élection aux partisan·es d’un système dont la crise actuelle est révélatrice de l’échec.

C’est la raison pour laquelle, nous demandons à nos électeurs et électrices, au nom de Villejuif insoumise de donner leur voix au second tour à la liste de rassemblement des forces de gauche et écologiste menée par Pierre Garzon TOUS ENSEMBLE POUR VILLEJUIF ÉCOLOGISTE, CITOYENNE ET SOLIDAIRE.

Sophie Ruiz et Djamel Arrouche

Chefs de file Villejuif Insoumise

Villejuif a dépassé le stade de l’urgence, M. Le Maire !

M. Le Maire,

Comme vous le savez, alors que nous allons au-devant d’une crise sociale d’une rare ampleur, le Conseil Municipal d’avril 2020 a pris la décision de créer une commission Solidarité pour mieux coordonner les moyens d’y répondre. Et, comme vous le savez, pour l’instant, la composition de cette commission n’a pas été validée en Conseil Municipal, puisqu’aucun n’a eu lieu dans l’intervalle, et la validité des délibérations de cette commission n’est donc pas encore établie…

Votre devoir en tant que premier magistrat de la ville est d’accompagner au mieux votre population, et notamment les plus fragiles, dans ces périodes difficiles.

Pendant que vous repoussez la tenue d’un Conseil Municipal, les ressources supplémentaires et d’urgence nécessaires aux associations sont au point mort, ce qui est désastreux. Les associations, présentes dès le début de la crise, pour faire face aux besoins des villejuifois qui ont faim n’ont désormais que trop attendu. La crise se poursuit et s’aggrave : auront-elles les moyens de continuer leurs actions dans ces conditions ?

Elles ne pourront pas éternellement se substituer à la puissance publique !

Vous le savez, nous l’avons dit, d’autres acteurs vous l’ont déjà signalé, et vous ne vous en rendez pas compte, vous n’êtes pas dans la réalité, la tête toute entière à votre tentative de réélection : Villejuif a largement dépassé le stade de l’urgence !

Élections municipales : Communiqué de Villejuif Insoumise

Alors que plane un doute légitime sur le maintien du second tour des élections municipales initialement prévu le 21 juin prochain, les tractations politiciennes ont déjà commencé.

Nous pensons que c’est bien prématuré, alors que ni la forme (second tour seulement, ou reprise des deux tours), ni le calendrier ne sont encore connus.  Mais, puisque c’est à l’ordre du jour, la France Insoumise Villejuif se doit de donner sa position.  

Le « monde d’après » est surtout lourd de menaces. La pandémie a révélé la face cachée du système : avec le confinement, beaucoup de Villejuifois.es qui vivaient au jour le jour ont commencé à basculer dans la misère. Et le drame, hélas, ne fait que commencer. La crise du modèle néo-libéral mondial va créer une situation de dépression économique et de sous-emploi de long terme. Cette déflagration à la fois sanitaire, économique et sociale n’épargnera pas notre ville.

Pendant la période de confinement, la solidarité citoyenne, à travers le mouvement associatif, a montré de magnifiques exemples de solidarité concrète, en endossant sur le terrain des responsabilités bien au-delà de leurs activités usuelles. A l’inverse, la mairie de Villejuif a, comme souvent, privilégié la communication à l’action : CCAS inexistant, aucun dialogue avec les associations, obstruction à la mise en place d’une commission de solidarité municipale pourtant votée à l’unanimité, réouverture des écoles à marche forcée…

Or, sur la durée, c’est aux pouvoirs publics d’assurer l’égalité des citoyen.nes, par des mécanismes de solidarité et de redistribution.

Le maire persiste et signe dans une gestion caricaturalement anti-démocratique, avec exercice clanique du pouvoir, au service de ses seuls intérêts électoraux.

Dans les prochains mois, les prochaines années, les Villejuifois.es vont avoir absolument besoin que leur municipalité constitue un point d’appui contre les politiques d’austérité gouvernementales qui s’annoncent.

La France Insoumise Villejuif considère que la situation exige la réalisation d’une unité populaire autour d’un programme authentiquement de gauche pour ces futures élections municipales.

Ce que déclarait Elisabeth Arend au soir du premier tour reste donc plus que jamais à l’ordre du jour : Villejuif doit redevenir une ville populaire, généreuse et solidaire.

Villejuif doit dans les années qui viennent relever les défis des urgences : démocratique, écologique, sociale.

En groupant nos forces nous y arriverons, il le faut !

Lettre ouverte à Monsieur Le Bohellec, Maire de Villejuif,

Le 20 Avril, le conseil municipal a acté à l’unanimité la création d’une commission solidarité. Son rôle était de rassembler l’ensemble des forces du conseil municipal pour définir ensemble l’action de la municipalité pour faire face à la crise sociale créée par la crise sanitaire. C’était il y a quinze jours. Depuis, à part des échanges de mails politiciens entre vous et les élus de l’opposition devenue majoritaire, rien ne se passe.

Certes, à l’initiative des élus de l’opposition, une réunion « solidarité covid19 » est bien prévue ce mercredi 13 mai. Mais elle ne saurait se substituer à une véritable commission décisionnaire pourtant actée en conseil municipal dont l’exécution,  jusqu’à preuve du contraire, relève de votre seule compétence en tant que premier magistrat de la ville.

Je suis étonnée que vous n’ayez pas à cœur de travailler main dans la main avec des gens qui malgré votre mise en minorité ont préféré vous laisser vos mandats afin de ne pas déstabiliser l’organisation de la ville et ceci dans le but que le nécessaire soit fait pour aider nos concitoyens à surmonter l’épreuve que traverse le monde avec cette pandémie. Alors aujourd’hui je vous adresse cette lettre ouverte afin que vous preniez conscience de plusieurs questions urgentes. –

Le nombre de masques (60.000) est insuffisant, et son mode de distribution bureaucratique et inefficace. Ne faut-il pas au moins 2 masques lavables par personne pour faire face à une utilisation quotidienne ? Et la distribution devrait être inconditionnelle et simple, comme le font de nombreuses communes du Val de Marne.

Comment envisagez-vous la reprise d’activité et la nécessaire montée en puissance du CCAS ? La page solidarité du site de la mairie indique la possibilité de nombreuses prestations sociales exceptionnelles. Encore faudrait-il que les Villejuifois y aient accès.

Vous indiquez que les Villejuifois peuvent contacter le CCAS en cas de problèmes, mais avez-vous essayé d’avoir un interlocuteur au téléphone dans cette instance ? Nos concitoyens nous signalent que c’est quasiment impossible.

Les effectifs du CCAS avant la crise étaient très réduits. Quelles mesures avez-vous prises pour que le CCAS ait suffisamment de personnel, et de lignes téléphoniques, pour répondre à l’urgence de la situation ?

Le CCAS doit ré-ouvrir et pouvoir recevoir les demandeurs dans des conditions de sécurité sanitaire. Avez-vous pris des mesures en ce sens ?

Une autre question importante : de nombreux vacataires, qui n’ont jamais été titularisés, se retrouvent sans emploi et sans statut particulier, je parle de ceux qui aident dans les écoles, font le ménage, animent les centres aérés,…savez-vous combien de personnes sont ainsi sans emploi depuis le début du confinement et pouvez-vous dire ce que vous avez prévu pour compenser les pertes de salaires de ces personnels nombreux et indispensables à l’activité de nos écoles et autres structures villejuifoises ?

L’aide alimentaire est un besoin vital. Les associations de solidarité ont fait et font encore un travail extraordinaire, mais il ne peut se substituer à l’action des pouvoirs publics.  Il est urgent que l’aide alimentaire soit étendue à tous les publics qui en ont le besoin, et cela très rapidement.

Ces questions d’importance dont la liste n’est pas exhaustive doivent être traitées rapidement et sur le long terme parce que vous n’êtes pas sans savoir que le déconfinement ne va pas régler miraculeusement les problèmes et que la situation va durer encore longtemps.

Ceci appelle une dernière question, qui est essentielle. Quelles ressources budgétaires seront dévolues à la solidarité et au traitement de la crise sanitaire et sociale ? De leur montant dépend la réalité de l’action municipale, au-delà des promesses génériques.

Pour prendre à bras le corps tout cela, ne pensez-vous pas que la période appelle toutes les bonnes volontés, indépendamment des prérogatives que donnent le fait d’être maire d’une ville ? Et donc pourquoi ne mettez-vous pas en place immédiatement cette commission solidarité, qui permettra de travailler en toute transparence pour faire face du mieux possible à la crise que nous traversons ?

Dans les mois qui viennent il faudra rendre des comptes à nos concitoyens sur ce qui a été fait contre le covid19 et ses conséquences sociales dramatiques. Villejuif doit se donner les moyens d’aider les humains qui composent notre ville.

Salutations Insoumises

Monique TIJERAS Conseillère Municipale de Villejuif de La France Insoumise.