Hommage aux victimes du 17 octobre 1961

17octUn hommage aux victimes du 17 octobre 1961 se tiendra ce lundi 17 octobre 2016 à 18 heures 30, à l’angle de la rue Paul Bert et de la ruelle au puits face au parc Pablo Neruda, sur la Place du 17 octobre 1961, obtenue il y a trois ans grâce à une mobilisation associative et politique.

Il y a 55 ans, le 17 octobre 1961, une manifestation à l’initiative de la Fédération de France du Front de Libération Nationale algérien (FLN) fut sauvagement réprimée dans les rues de Paris.

Ces crimes eurent lieu dans le contexte de la guerre d’Algérie qui avait débutée en 1954. Cette manifestation avait pour but d’abord de protester contre la décision discriminatoire prononcée par les autorités de la police de la Seine (anciennement Paris et sa banlieue),  le 5 octobre 1961, qui avait mis en place un « couvre-feu pour les français musulmans d’Algérie ». Cette formulation, intolérable et directement inspirée du vocabulaire colonial, était celle du Préfet de Police de Paris qui se nommait… Maurice Papon !

Elle était si contraire aux principes fondamentaux de la Constitution de la République que, le lendemain, le Ministre de l’Intérieur M. Roger Frey abandonnait ce terme de « couvre-feu » pour lui substituer, avec une certaine hypocrisie, celui de « vive recommandation » d’interdiction de circuler le soir pour « les français musulmans ». Mais l’idée restait la même : une odieuse discrimination entre les citoyens et les habitants de Paris, capitale de la République Française.

C’est pour protester contre cela que le 17 octobre 1961 entre 30 000 et 50 000 personnes, à l’appel de la Fédération de France du FLN, voulaient défiler, sans arme, ni drapeau ni banderole, dans la plus grande dignité.

 

Il faut rappeler qu’en octobre 1961 des négociations sont déjà engagées entre le FLN et les pouvoirs publics. Il semble désormais officieusement acquis que le Général de Gaulle, Président de la République depuis 1958, est favorable à l’indépendance de l’Algérie. Mais certains dans son entourage direct et au gouvernement veulent faire capoter ces discussions. Ce sont ces ultras de l’Algérie Française, aveugles politiquement, voulant conserver un injuste ordre colonial, souvent membres de l’OAS, qui, par leurs actes de violences bestiales porteront la responsabilité du sang versé il y a 50 ans.

Aussi, il est décidé par cette poignée d’ultras, et en premier lieu par le Préfet Papon, que la manifestation du 17 octobre 1961, au premier prétexte, sera réprimée afin de produire un incident d’une telle ampleur qu’il bloquera la solution politique. Ainsi, une sauvage répression va s’abattre rapidement sur les manifestants. Des coups de matraques, coups de feu, tabassages vont durer pendant des heures ce soir là sous la pluie. Les cadavres seront jetés à la Seine pour masquer ces crimes à la population.

Mais, c’est désormais un fait historique établi. Il y a 50 ans, répondant à des consignes politiques précises, des policiers français ont assassiné des femmes et des hommes qui manifestaient pacifiquement dans les rues de Paris ! Selon les travaux des historiens il y eut  au moins une cinquantaine d’assassinats, peut être beaucoup plus cela fait encore débat parmi les historiens, 11 000 arrestations, des centaines d’expulsions et des plaintes sans lendemain.

Quelques jours plus tard, dans un ordre daté du 1er novembre 1961, le Préfet Papon félicitera ses hommes en ces termes : « Lors des manifestations des musulmans algériens déclenchées par le FLN, vous avez rempli pleinement votre mission ».

Dès le lendemain des témoignages divers raconteront cette nuit d’horreur. Plusieurs journaux en parleront. L’Humanité y consacrera plusieurs pages. Des photos seront publiées. Les protestations seront nombreuses. Des intellectuels comme Claude Bourdet dénonceront publiquement cette tuerie. Il interviendra avec force au Conseil de Paris à ce sujet, tout comme les élus communistes qui demanderont  eux aussi des explications au Préfet. En vain. Aucune manifestation de réelle ampleur pour protester contre ce crime d’Etat n’aura finalement lieu. Pour diverses raisons, les syndicats n’ont pas su appeler à une mobilisation nationale. Pourtant, ce fut bien des centaines de travailleurs que l’on a tué ce soir-là.

Progressivement, dans la mémoire du mouvement ouvrier et dans celle de notre peuple, cette nuit s’est quasiment confondue avec le massacre de militants communistes au métro Charonne en 1962. Petit à petit, cette tuerie s’est effacée de notre mémoire collective.

Jamais la justice n’a condamné le moindre policier ou la moindre personne pour ces meurtres. La réponse officielle fut généralement de dire aux familles que les victimes avaient « disparu » ou qu’elles s’étaient « suicidées ». Dans les semaines qui suivirent on repêcha régulièrement des corps meurtris le long de la Seine, souvent dans une indifférence du reste de la police.

Il faudra attendre le début des années 80, pour que des historiens comme Jean-Luc Einaudi et surtout l’écrivain Didier Daeninckx dans son roman « Meurtre pour mémoire », refassent surgir cette part sombre de notre histoire. D’autres ouvrages, films, travaux d’historiens ont suivi. Ce massacre est désormais évoqué dans certains manuels scolaires. Toutefois, aujourd’hui encore l’Etat français ne reconnaît pas sa responsabilité et les archives restent fermées aux chercheurs. En 1998, deux archivistes ont même été condamnés pour avoir témoigné, lors d’un procès voulu par Papon contre l’historien Einaudi, de l’existence de documents attestant de ce massacre.

En 2011, pour le 50e anniversaire de ce massacre, un « Collectif du 17 octobre 1961 » composé de nombreuses organisations associatives et politiques, dont le Parti de Gauche (PG), a voulu donner une dimension encore plus forte à cette commémoration. Le « Collectif du 17 octobre 1961 »  avait alors appelé à manifester sur le même parcours que celui de la manifestation de 1961.

En 2013, suite à une forte mobilisation du mouvement associatif sur la ville (Villejuif en mouvement(s), MRAP, AMVAB), notre Ville a inscrit sur son territoire une plaque commémorative pour rendre hommage aux victimes de ce massacre, place du 17 octobre 1961.

Depuis lors, chaque année des associations et des partis politiques manifestent le 17 octobre pour garder le souvenir.

Le Parti de Gauche vous donne rendez-vous ce samedi 17 octobre 2016 à 18 heures 30, à l’angle de la rue Paul Bert et de la ruelle au puits face au parc Pablo Neruda pour un rassemblement citoyen digne et silencieux, en hommage aux victimes de la répression de ce crime d’État perpétré en 1961. 

Ce rassemblement donnera lieu à un dépôt de gerbes et à un moment de recueillement.

Le Parti de Gauche de Villejuif

Mc-Carthysme de pacotille à Villejuif !

 

Dans la livraison de juin de la gazette municipale Villejuif notre ville, Mr le Maire, Franck Le Bohellec, nous livre une tribune surréaliste. Embrayant sur une phrase convenue, « Les associations de Villejuif font notre richesse », on entre tout de suite dans le vif du sujet: elles font notre richesse, et donc il faut les interdire. Trois associations ont été citées dans l’édito : Villejuif sans TAFTA, France Palestine Solidarité, Les Amis de l’Huma…un oubli dans cette tribune, le Mouvement de la Paix, lui aussi pestiféré. Le Maire aurait-t-il déjà l’interdiction honteuse ?
Pourquoi donc ces associations ont été interdites ? Pas parce qu’elles sont d' »affiliation communiste« , nous dit le Maire. Chacun est prié de le croire sur parole, et ce bien que son adjointe en charge de la vie associative Mme Casel, se soit répandue sur le site 94 Citoyens: « Mon mari a simplement répondu aux Amis de l’Huma qui indiquaient que c’était une association culturelle et non politique, que c’était bien une association à caractère politique car ils sont communistes« . Bon, donc l’association n’est pas interdite parce qu’elle est d’affiliation communiste. Mais elle est politique car ses membres sont communistes. Et elle est interdite parce qu’elle est politique. Kafkaïen !

Qui a décrété que ces associations sont d' »affiliation communiste » ? Mr. le Maire se sent-il à ce point isolé en sa Mairie qu’il voit partout des communistes à débusquer et à combattre ? Mais si s’opposer au TAFTA c’est être communiste, alors Mr. le Maire lui-même, et son Conseil Municipal, qui a voté majoritairement un voeu d’opposition au TAFTA, sont-ils « d’affiliation communiste » ? Prôner la Paix, est-ce être d’affiliation communiste ? Défendre une presse diverse et indépendante des intérêts financiers comme les Amis de l’Huma, est-ce être d’affiliation communiste ? Quand à l’AFPS, qui lutte pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens, faut-il préférer un guerre juste ou une paix injuste à cet objectif de paix juste ? Si c’est une association d’affiliation communiste, il est urgent d’en informer Mr. Lipietz, qui confie « se sentir membre » de cette association !

Derrière ces quatre associations, c’est en réalité un rejet de l’ensemble du mouvement associatif qui transpire des propos du Maire : « Je considère que l’intérêt des Villejuifois n’est en aucun cas lié aux subventions allouées aux associations ou syndicats ». Voilà qui a le mérite de la clarté, et que vont apprécier les associations qui « font notre richesse »…mais à Villejuif, la majorité municipale n’est plus à une contradiction près.

Pour justifier cette affligeante croisade, Franck Le Bohellec nous gratifie d’une pensée magistrale: « Vie de la cité et politique ne doivent plus faire ménage (sic.) ». Au diable le Petit Robert, qui nous indique pourtant que le mot politique vient du grec polis (cité), et désigne précisément… »ce qui est relatif à la Cité, au gouvernement de l’Etat ». A Villejuif, on nous vendait en 2014 « un laboratoire d’alliance entre des écologistes et l’UMP ». Si cet objectif a fait long feu, au moins notre ville sera-t-elle devenue un laboratoire de la réforme de la langue française, visiblement plutôt mal maîtrisée par l’actuelle majorité !

Le Parti de Gauche solidaire des associations bannies

Quand on a accepté une seule discrimination, on les a déjà toutes acceptées. Les associations bannies ont réagi fortement en étant présentes à la fête de la Ville pour porter leurs valeurs. Le Parti de Gauche est solidaire de ces associations, il portera une vigilance particulière au maintien de la liberté d’association, et soutiendra tous les combats contre les pratiques discriminatoires instaurées dans notre ville.

Conseil municipal du 22 Mai à Villejuif : le jour de l’alouette

On connaît la recette du « pâté d’alouette » : Un cheval, une alouette. Le Conseil municipal du 27 mars, avait vu passer le cheval des réductions budgétaires. Cette fois-ci, c’était au tour de l’alouette sociale et solidaire :

  • 18.000 euros pour une Régie de quartier (qui ne coûterait que 4.000 euros à la ville en définitive si la demande d’une subvention de 14.000 euros à la région Ile-de-France était acceptée)
  • 8.000 euros à ajouter aux 10.000 prévus au budget initial pour le projet pour une d’épicerie sociale et solidaire. Un total de 18 000 euros, soit l’équivalent du budget de l’aide alimentaire qui avait été…supprimé ; on appréciera le tour de passe-passe.

Si le Parti de Gauche est favorable aux projets d’épicerie sociale et solidaire et de Régie de Quartier, nous continuons à condamner les coupes sombres qui ont eu lieu sur les lignes budgétaires de la culture, du soutien aux associations, de la petite enfance, de la prévention, de l’entretien des bâtiments, de la voierie… Lire la suite

Traversée à haut risque à bord du TAFTA

Pour ceux qui n’ont pas pu assister à la représentation de ce mercredi 20 Mai, au Portail, organisée par les associations Villejuif sans TAFTA, ATTAC, la Ligue des Droits de l’Homme, le Mouvement de la Paix et l’ARAC, en voici le lien video, à déguster en famille ou entre amis lors de ce long week-end !

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Soyons nombreux vendredi 6 mars pour défendre la Bourse du Travail de Villejuif !

Bourse_du_travail_VillejuifLe Parti de Gauche de Villejuif apporte son soutien aux militants syndicalistes pour la défense de la Bourse du Travail de Villejuif. La nouvelle municipalité maintient son projet de cession du bâtiment sans aucune garantie de relogement dans des conditions similaires : facilité d’accès, confidentialité de réception des salariés, salle de réunion pour les salariés qui n’en disposent pas dans leur entreprise…

Les conditions de travail des salariés se dégradent de plus en plus : horaires imposés, heures non déclarées, harcèlement, non-respect des règles de sécurité, politique salariale au rabais…

Le contexte économique sert souvent de prétexte pour imposer un recul des droits au travail. Si les salariés doivent faire des efforts, les actionnaires continuent bizarrement à voir leurs dividendes augmenter. Juste à côté de nous, les salariés de l’Oréal s’étaient vu refuser une augmentation de salaire alors que leur entreprise fait des milliards de bénéfices. C’est grâce à la lutte syndicale qu’ils ont pu se faire entendre.

Tous les salariés ont besoin d’un lieu d’écoute, de conseil, d’information, d’organisation et d’appui. C’est la mission d’une Bourse du Travail.

C’est pourquoi, nous devons être aussi nombreux que possible à la défendre : le Parti de Gauche de Villejuif se joint donc à l’appel des syndicats à manifester vendredi 6 mars, à 18h30, devant la Mairie de Villejuif.

Le grand Monopoly de l’ « Union Citoyenne » à Villejuif

Bourse_du_travail_VillejuifLes élus présents en Commission 1 le 28 janvier dernier ont eu la surprise de découvrir que la ville de Villejuif se lance dans une vaste opération de vente de son patrimoine sur les deux prochaines années. Symbole de la confusion avec laquelle se gèrent ces opérations, la liste des biens à vendre inclut le 15 rue Jean Jaurès, soit la Bourse du Travail, et le 55 avenue de Verdun, bâtiment hébergeant la Croix-Rouge.
Flou artistique sur la Bourse du Travail

Une partie de la majorité, la tendance Lipietz, nous assure aujourd’hui que ces adresses se sont trouvées là par erreur. Si erreur il y a, cela montre un grand amateurisme dans la façon dont les affaires de Villejuif sont gérées, Lire la suite

Haro sur les associations à Villejuif !

L’arrivée aux responsabilités municipales de l’Union Citoyenne, pilotée par l’UMP, s’est traduite notamment par l’apparition de contraintes fortes à l’encontre d’une partie des associations. Au motif de réaliser des économies de fonctionnement, la nouvelle mairie a développé plusieurs stratégies visant à amoindrir la portée des travaux d’associations œuvrant dans le champ politique, et classées « à gauche ».

Un contexte politique hostile aux associations

Après avoir laissé se développer sur les réseaux sociaux, durant la campagne à l’élection municipale, une propagande irrationnelle sur le coût supposé des associations « politiques » (subventions jugées pharaoniques, mise à disposition d’une logistique de grande ampleur,…) mais aussi sur leur caractère subversif (pollution de l’espace lors des initiatives citoyennes comme le village des associations, marché de Noel, Corrida, journées pour la Paix, …) la nouvelle équipe a tenté de montrer ses muscles dès la première réunion post-électorale du Collectif des Associations, organisé le 7 mai 2014, et animé par Mme Thomas, adjointe en charge de la Démocratie participative.
Ont été ainsi sommées de ne pas participer au marché des associations du 1er juin :
– Association France Palestine Solidarité « par respect pour les autres communautés » ;
– Les amis de l’huma « motif politique » ;
– MRAP « Oui mais…sous réserve que ce ne soit pas communiste » ;
– ATTAC « motif politique » ;
– AMVAB « par respect pour les autres communautés » ;
– …

Choquée, la communauté associative s’est tout de suite mobilisée dans l’unité pour faire connaitre son mécontentement. Face à cette situation, Le Maire s’est très rapidement rétracté, arguant la confusion non sans avoir, avec une élégance toute relative, démenti son adjointe Mme Thomas. Lire la suite