Le début de la faim ou de la fin ?

Au pays des promesses, in meurt d’faim
Au pays des promesses, on meurt de faim

( proverbe ch’ti)

Tous les journaux,

toutes les radios,

tous les réseaux,

toutes les photos,

des magazines,

en ont parlé :

https://www.laprovence.com/article/france-monde/6190549/cest-la-premiere-fois-que-jai-faim-les-nouveaux-pauvres-du-covid.html

https://www.la-croix.com/France/Exclusion/Avoir-faim-France-Tu-manges-quon-donne-choisis-pas-2020-07-03-1201103306

https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/crise-economique-qui-sont-les-nouveaux-pauvres

Les p’tits poissons

du grand bassin

ont faim.

Ils ont les crocs,

la fringale.

Un sacré creux,

crèvent la dalle.

Plus rien,

à s’mettre,

sous la dent,

à picorer,

à boulotter.

Commencent-ils

à réaliser, 

qu’au pays,

des promesses,

ils se sont fait…

gruger ?

Mamie Poissounette me le répétait souvent :  » Mon petit poissounet, le jour où nous serons plus nombreux à avoir faim, et par faim je veux dire, vraiment faim, faim tu vois à s’en tordre de douleur, en avoir des vertiges, à ne plus savoir dans quel bocal tu habites, un peu comme un drogué en manque tu vois, qui ne pense plus qu’à ça, ce jour-là peut-être que vraiment les ventres affamés n’auront plus d’oreilles pour se laisser bercer par le chant des sirènes et ça risque de faire du bruit, grand bruit, terrible bruit. « 

Tiens, en vous écrivant ce texte j’ai une association d’idée !

« il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim. »

Et si « la faim fait sortir le loup du bois » ( proverbe français) je me demande s’il faut vraiment attendre qu’elle se répande davantage pour vérifier le proverbe yougoslave « la faim abat les plus fortes murailles », ça risque d’être dur, très dur dans les semaines qui viennent …

Je confine, donc je pense.

En ces temps difficiles et troublés, je ne vous fais pas de dessin, les petits poissons s’en vont manifester pour nos libertés. Pour elles, pour nous, ils s’en prennent plein les écailles et les branchies. Leur combat, leur courage pour y retourner, malgré tout, à chaque fois, forcent mon admiration. Voulant leur écrire un petit texte pour le leur dire, des mots se sont mis à tourner en boucle dans ma petite tête de petit poisson rouge : nos, vos, ma, mon, leur …

La mémoire, c’est bizarre quand même! Leçon de grammaire sur les déterminants possessifs, c’était il y a bien longtemps, la prof nous demandait de mettre un nom derrière chaque déterminant qu’elle nous présentait les uns sous les autres dans un tableau à compléter. À cette époque j’étais jeune, je ne me souviens plus très bien des mots que j’ai écrits. J’ai certainement parlé des fleurs, des petits oiseaux, de ma famille, de mes amis, de mes centres d’intérêt … bref de mon univers.

6 décembre 2020, dimanche de confinement, je retourne en enfance :

MArésistance
TAlutte
SAtoute-puissance
MONespérance
TONacharnement
SONmépris
MESdétresses
TESS.O.S
SESbassesses
NOTRErage
VOTREcourage
LEURlâcheté
NOSlibertés
VOSfiertés
LEURSviolences

Et là, après avoir refait l’exercice, comme un jeu, je prends conscience de l’importance du choix des mots, conscient ou inconscient il met en lumière le temps qui passe, l’effet de ce qui se passe dans NOTRE bassin sur MA vie, TA vie, NOS vies, MON histoire, TON histoire, NOTRE HISTOIRE .

C’est comme une évidence : ce qui m’appartient peut aussi t’appartenir, nous avons des choses en partage, certains diraient en « commun ».

C’est tout ça qu’ils vont défendre en allant s’en prendre plein les écailles et les branchies chaque samedi de ces dernières semaines.

Tiens, en me relisant je viens de m’apercevoir de mon utilisation de la ponctuation, des points, points de suspension, d’interrogation. Grammaire !

La grammaire, les mots que l’on choisit … et s’ils étaient là pour nous faire comprendre le monde, nous aider à le penser, l’organiser, nous organiser… pour lutter… pour résister à LEUR grammaire?

Lire la suite

Recette de la déroute de l’Hôpital Public

RDV le jeudi 15 octobre à 13h30 Place Vauban à Paris !

https://i.ytimg.com/vi/-rWSisz0vDw/maxresdefault.jpg

Prenez des personnels à bout de souffle qui évoluent depuis des années avec un salaire de misère et du matériel défectueux

Arrosez d’une crise sanitaire

Organisez un Ségur de la Santé qui ne change rien

Remettez une bonne dose de crise sanitaire…

… et n’oubliez pas de retirer encore des moyens à l’hôpital !

Et voilà : votre système de santé est cuit !

« Je ne veux pas mourir à la tâche », a déclaré Maurice Raphael, chef des urgences de l’hôpital de l’Hôpital du Kremlin Bicêtre. Cela fait des années que les soignants se tuent à la tâche dans nos hôpitaux devenus des usines à produire de l’activité. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous étions « en guerre ».

Il y a déjà plus d’un an que les urgences de l’AP-HP, et notamment celles dont nous dépendons, au Kremlin-Bicêtre, sont en grève. Bien avant qu’Emmanuel Macron déclare que nous prendrions en charge les patients « quoi qu’il en coûte ».

Il y a quelques jours, les travaux concernant le financement de la Sécurité Sociale pour l’année à venir ont débuté. Surprise : moins d’argent pour les hôpitaux, rien à venir pour les soignants épuisés !

Mais aujourd’hui, nous n’avons plus de lit, ni de bras. Et une nouvelle phase de la crise sanitaire démarre.

Alors que nous avons besoin plus que jamais de solidarité, les directions hospitalières n’entendent même plus les appels de détresse des soignants. Notre département et sa tradition dans le domaine hospitalier est particulièrement concerné. Notre ville et ses trois établissements de santé le sont aussi.

Et vous, les entendrez-vous ?

La France Insoumise de Villejuif appelle à la solidarité avec le personnel hospitalier !

Jeudi 15 octobre, rejoignez leur mobilisation pour mieux s’occuper de nous, de nos parents, de nos enfants et de toutes celles et tous ceux qui nous sont chers ! RDV à 13h30 Place Vauban à Paris !

Lame de fond au GOSB : et si Villejuif surfait sur la vague ?

Le SEDIF est le syndicat intercommunal qui gère la production et la distribution de l’eau potable pour la majeure partie de l’Ile de France hors Paris. L’ensemble des communes regroupées dans le SEDIF a délégué (délégation de service public) cette activité à Veolia (ex-Générale des Eaux) sans interruption depuis 1922.

Il est en temps normal impossible pour une commune qui le voudrait de quitter ce syndicat, car ce départ requiert l’approbation d’une majorité qualifiée des autres communes, qui est impossible à réunir. Or, la loi NOTRE a transféré la compétence « eau » des communes aux EPT (Etablissement Public Territorial).  Villejuif fait partie de l’ l’EPT Grand Orly Seine Bièvre (GOSB).

Après plusieurs reports, le GOSB doit impérativement finaliser ses décisions avant Décembre 2020 (fin de la convention temporaire GOSB-SEDIF, déjà renouvelée deux fois). Cette convention temporaire a permis aux communes qui envisageaient de sortir du giron du SEDIF et de son inamovible délégataire Veolia d’étudier la faisabilité de solutions alternatives. C’était  une porte de sortie unique et neuf d’entre elles l’ont utilisée.

Le GOSB a toutefois ré-adhéré partiellement pour les communes qui le souhaitaient, surtout les communes de droite de l’époque. Ce dont s’est hélas emparé la majorité municipale précédente, qui a engagé Villejuif d’une façon juridiquement contraignante sans qu’aucune information, encore moins débat, ne soit organisé avec les habitant.e.s.

Face à cette situation, certains proposent d’agir à l’intérieur du SEDIF, pour qu’au prochain renouvellement (dans 3 ans), il abandonne la délégation de service public (DSP) à Veolia et opte pour une régie publique. Ce serait bien évidemment la meilleure solution… si elle était un tant soit peu réaliste. Il s’avère que même en 2010, où une fragile majorité de gauche existait au SEDIF, la tentative de faire voter au SEDIF la mise en place d’une régie publique a échoué. Ceux qui évoquent cette perspective pour repousser toute action immédiate doivent expliquer quels éléments permettent de penser que la situation a changé dans un sens favorable.

Villejuif aussi doit prendre ses responsabilités : la gestion publique de l’eau faisait partie du programme municipal. Comme nous l’avons dit plus haut, la mairie précédente a re-engagé la ville avec le SEDIF-VEOLIA. Or, l’occasion de passer en régie publique ne se représentera pas de sitôt !  Les habitant.es doivent être informés de cette situation, et des moyens que se donne la majorité municipale pour tenir ses engagements. La FI Villejuif souhaite qu’un débat public, en Conseil Municipal ou autre, ait lieu très vite, car il y a extrême urgence pour protéger ce bien commun.

 

Des entreprises voyous polluent les Hautes Bruyères. La réponse de la préfecture : en priorité, expulser les Roms !

Une décharge de grande ampleur, illégale et dangereuse, fonctionne depuis des mois aux Hautes Bruyères. Il ne s’agit pas de ferraillage artisanal, mais d’une pratique industrielle massive. « Les va-et-vient de camions s’enchaînent quotidiennement depuis le confinement, et avec eux, les déversements de déchets souvent industriels qui s’amassent sur des monticules hauts de plusieurs mètres. Le volume total est désormais évalué à 18 000 m3 », d’après le Parisien. Or les responsables sont connus : toujours d’après la même source, des témoins ont photographié des véhicules aux logos de sociétés du BTP, dignes émules de Lafarge.

Malgré les demandes de la municipalité, l’Etat refuse purement et simplement d’agir ! « La préfecture nous dit que les effectifs de police sont insuffisants pour venir verbaliser les conducteurs de camions pris en train de déverser leur chargement » déplore le maire de Villejuif.

Cette décharge s’est créée à proximité immédiate du campement de fortune antérieur, que la mairie précédente avait tenté d’éliminer en lui coupant l’eau. Et le discours du préfet, repris complaisamment par la presse, est d’associer systématiquement les deux problèmes, pour préparer une expulsion.

Ce type de démarche porte un nom : chercher un bouc émissaire.

La FI Villejuif considère que la priorité est une action immédiate et dissuasive contre les pollueurs. La question, bien réelle, de la gestion du problème humanitaire doit en être complètement dissociée, et s’effectuer en collaboration avec les parties concernées, mairie, associations, riverains, et en premier lieu les habitants du campement eux-mêmes.   

La pire violence…

… c’est celle qu’on ne voit pas.

A l’hôpital, la violence, c’est quand un patient appelle et qu’aucun des soignants n’a le temps d’aller répondre à ses demandes, c’est galérer par manque de gants, c’est ne plus voir les tâches qui s’enchaînent, c’est s’entendre dire qu’on peut faire la toilette d’un patient très dépendant en 6 min, c’est créer des pailles avec des tubulures, c’est se débrouiller pour manipuler et réparer des fauteuils roulants inadaptés qui ont plus d’années au compteur que nous, c’est tenir la main de gens qui meurent dans un couloir… c’est vivre tout cela au quotidien.

C’est notre quotidien depuis des années. Les personnels sont usés, fatigués… Ils sont venus dans ces murs pour soulager, faire du bien, et ils passent leur temps à courir après le matériel et le temps, au service des patients.

Ce quotidien, c’est une violence qu’on ne voit pas.

Les « patients », ce sont des gens. Des vrais gens. Des gens qui souffrent, qui ont une vie, une famille, des amis et des proches qui les aiment, des représentations de la vie et du monde, des désirs, de la colère, de la tristesse… C’est vous, c’est moi, c’est nous. Et les personnels soignants sont là pour nous aider.

Ces gens qu’on appelle « les personnels soignants », ce sont eux aussi de vraies personnes. Avec leurs affects, leurs souffrances, leurs colères, leurs émotions, leurs envies, une famille, des enfants, des parents, des peurs… Ils sont là pour la plupart parce qu’ils ont eu envie de faire du bien. D’ailleurs, quand on dit « eux », on devrait dire « elles » : nous sommes une majorité de femmes. Est-ce pour cette raison que nous sommes si mal payées ?

Faire mal alors qu’on voudrait faire du bien, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Farida est l’une d’entre nous. Pendant cette crise, elle a suivi les ordres qu’on avait reçu : « nous sommes en guerre ». Alors, on a déployé tous les moyens qu’on avait à notre disposition. On s’est serré les coudes, on a pleuré, on a soutenu les collègues qu’on faisait revenir plusieurs week-ends de suite. On a soutenu Farida quand elle a pleuré elle aussi.

Mener la « guerre » alors qu’on est déjà traitées comme des serpillères, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est devenu notre quotidien.

On a voulu nous donner une médaille. Mais une médaille, ça ne paie pas ton loyer, ça ne paie pas la nourriture que tu donnes à tes enfants, ça ne paie pas la facture d’électricité… Dites, à quoi ça sert une médaille ?

Donner aux gens des choses dont ils n’ont que faire pour ne pas discuter, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Un jour, on s’est levées, et on est allé faire vibrer la rue de notre colère. Farida a crié plus fort que nous. Elle n’a pas compris pourquoi on avait donné tant d’argent pour acheter des armes de guerre qu’on exhibait devant nous. Sous sa blouse blanche, sa colère était noire.

Feindre ne pas entendre la colère, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Plus près de nous, à Villejuif, il y a l’Institut Médico-Educatif  Dr Louis le Guillant, où les conditions de travail empêchent les soignants et les éducateurs d’accomplir un travail de qualité auprès de jeunes porteurs de handicap. Pour eux aussi, l’important, c’est de prendre soin, d’accompagner, de faire grandir. Mais leur Directeur Général n’en a que faire. Ce qui compte, c’est de faire sonner le tiroir-caisse.

Parce que maintenant, à l’hôpital comme dans les structures médico-sociales, il ne s’agit plus pour nous de vous soigner, mais de faire de l’activité.

Faire de l’activité, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

Un jour, le président Emmanuel Macron nous explique que « La santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies. Quoi qu’il en coûte. » Et, là, on est revenu, la boucle est bouclée, de nouveau, la pandémie à peine « maîtrisée », il faut refaire de l’activité.

Donner des injonctions contradictoires, c’est une violence qu’on ne voit pas. C’est notre quotidien.

C’est une violence dont les médias ne parlent pas, ou alors avec une pudique méfiance. On parle Ségur, on montre des images de Véran, on rappelle à demi-mot que l’hôpital exprime son désarroi depuis des années et que les urgences sont en grève depuis plus d’un an… Après, ils viendront faire l’apologie de LVMH qui nous a fait du gel hydroalcoolique pendant la crise, ou encore Mondelez qui nous sert un petit beurre avec écrit « Merci beaucoup ». Ce sera la « note positive » du jour. Bravo, bravo braves gens, il est 20h, applaudissez.

Applaudir les soignants sans vraiment les soutenir, c’est une violence qu’on ne voit pas.

Pendant ce temps, la pandémie progresse dans le monde, mais ça n’a pas d’importance. Vite, appuyons sur le bouton « reprise », dépêchons-nous de « travailler plus », et nous les soignants, retournons vite à nos tableurs « produire de l’activité ». Vite-vite.

Faire comme si la pandémie avait disparu, c’est faire abstraction du monde entier, c’est une violence qu’on ne voit pas.

Faisons une pause.

Ouvrons les yeux.

Et regardons, enfin, cette violence.

Que voulons-nous ?

Prendre soin de nous ? Prendre soin du monde ? Ou alors nous faire violence, encore et encore ?

Soyons raisonnables, soyons réalistes : nous faire violence nous mène à notre perte…

Prendre soin, un projet d’avenir vers un monde désirable ? En attendant la 2ème vague…

Une soignante qui a la rage

Communiqué de Villejuif Insoumise : Résultats 2nd tour des élections municipales

Ce dimanche 28 juin 2020 est une date historique pour Villejuif. Hier soir, notre ville a retrouvé ses couleurs.

Nous tenons à remercier les électrices et les électeurs qui en votant à près de 52% pour la liste Tous Ensemble pour Villejuif écologiste, citoyenne et solidaire ont décidé qu’il était temps d’en finir, avec le mépris, l’abandon des quartiers populaires, les injustices, le bétonnage à outrance et les dérives sécuritaires.

Nous tenons aussi à remercier l’ensemble de nos militants de Décidons Villejuif et de la France Insoumise qui ont jeté toutes leurs forces dans cette campagne de second tour, bien que notre score du premier tour ne nous permettait pas de fusionner avec l’ensemble des autres forces de gauche et écologistes.

Nous voulons enfin féliciter et souhaiter bonne chance pour les six années à venir à la nouvelle équipe municipale qui se mettra bientôt en place. Hier soir, à l’annonce des résultats, la joie populaire fut immense. Les attentes et les espoirs suscités par la victoire des forces de gauche et écologistes le seront tout autant et il s’agira de ne pas les décevoir.

Nous avons eu le plaisir de constater que certains principes et propositions de la liste Décidons Villejuif à laquelle la France Insoumise avait donné son soutien, avaient rencontré un certain écho dans le programme de la liste victorieuse Tous Ensemble pour Villejuif : Moratoire sur les nouveaux projets immobiliers, encadrement des loyers, lutte contre la pauvreté, repas en circuits courts 100 % bio, réorientation des missions de la police municipale, referendum local d’initiative citoyenne, transparence dans l’attribution des logements et places en crèche…

Nous porterons ainsi une attention particulière à l’application de ces éléments de programme, qui poursuivent des valeurs qui nous sont chères à la France Insoumise  : transparence, démocratie, solidarité, et cheminement vers la nécessaire transition écologique de notre ville.

Ces idéaux, que nous appelons de nos vœux, sont ceux portés par le programme l’Avenir en Commun. Il s’agit dorénavant de leurs donner corps, ensemble, avec les habitants dans une démarche transparente, constructive et respectueuse de la diversité de nos sensibilités.

« Que viennent les jours heureux à Villejuif ! »

Communiqué de presse

La France Insoumise de Villejuif

Habitantes et habitants de Villejuif,


Le 15 mars dernier, vous avez été 532 électeurs (4,87 %) à faire confiance à la liste Décidons Villejuif, portée par Elisabeth Arend, soutenue officiellement par la France Insoumise, et à laquelle nous avons eu l’honneur de participer.

Ce résultat est la preuve que le combat et les idées que nous avons portés pour une ville plus solidaire et accueillante, engagée dans la transition écologique et dans l’établissement d’une véritable démocratie municipale sont utiles aux débats et porteurs d’espoirs.

Malgré tout, cette séquence électorale a avant tout été marquée par une abstention record (62,71%), ce qui doit nécessairement conduire à nous interroger sur la légitimité démocratique de ces élections tenues dans un contexte sanitaire inédit.

Le 28 juin prochain vous serez donc appelés de nouveau aux urnes pour élire une nouvelle équipe municipale. Comme l’a rappelé récemment notre tête de liste Elisabeth Arend, avec un score inférieur à 5%, la loi électorale interdit à la liste Décidons Villejuif de fusionner au second tour. Cependant, il nous faut, dès à présent, préparer l’avenir, continuer la bataille électorale et tourner la page d’une gestion municipale chaotique !

Tout comme vous, nous ne voulons plus du monde d’avant dont nous avons pu mesurer les limites avec la crise sanitaire. Nous appelons à une véritable bifurcation écologique, démocratique et solidaire sur la ville.

Pour nous, il est temps de faire de Villejuif une ville qui respire, joyeuse, unie dans sa diversité, où il fait bon vivre pour tous, dans tous les quartiers. Nous sommes tant à refuser le monde du maire Franck Le Bohellec, celui de la prédation, de l’exclusion et du béton qui gangrènent notre ville. Agissons ensemble et reprenons le contrôle sur la ville, sur nos vies !

Le 28 juin prochain, vous avez l’occasion de décider par vous-mêmes de l’avenir de notre commune. Nous appelons à ne pas abandonner cette élection aux partisan·es d’un système dont la crise actuelle est révélatrice de l’échec.

C’est la raison pour laquelle, nous demandons à nos électeurs et électrices, au nom de Villejuif insoumise de donner leur voix au second tour à la liste de rassemblement des forces de gauche et écologiste menée par Pierre Garzon TOUS ENSEMBLE POUR VILLEJUIF ÉCOLOGISTE, CITOYENNE ET SOLIDAIRE.

Sophie Ruiz et Djamel Arrouche

Chefs de file Villejuif Insoumise

Villejuif a dépassé le stade de l’urgence, M. Le Maire !

M. Le Maire,

Comme vous le savez, alors que nous allons au-devant d’une crise sociale d’une rare ampleur, le Conseil Municipal d’avril 2020 a pris la décision de créer une commission Solidarité pour mieux coordonner les moyens d’y répondre. Et, comme vous le savez, pour l’instant, la composition de cette commission n’a pas été validée en Conseil Municipal, puisqu’aucun n’a eu lieu dans l’intervalle, et la validité des délibérations de cette commission n’est donc pas encore établie…

Votre devoir en tant que premier magistrat de la ville est d’accompagner au mieux votre population, et notamment les plus fragiles, dans ces périodes difficiles.

Pendant que vous repoussez la tenue d’un Conseil Municipal, les ressources supplémentaires et d’urgence nécessaires aux associations sont au point mort, ce qui est désastreux. Les associations, présentes dès le début de la crise, pour faire face aux besoins des villejuifois qui ont faim n’ont désormais que trop attendu. La crise se poursuit et s’aggrave : auront-elles les moyens de continuer leurs actions dans ces conditions ?

Elles ne pourront pas éternellement se substituer à la puissance publique !

Vous le savez, nous l’avons dit, d’autres acteurs vous l’ont déjà signalé, et vous ne vous en rendez pas compte, vous n’êtes pas dans la réalité, la tête toute entière à votre tentative de réélection : Villejuif a largement dépassé le stade de l’urgence !